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L’Unesco inscrit le bassin minier français du Nord au Patrimoine mondial

L’Unesco a inscrit samedi le bassin minier français du Nord/Pas-de-Calais au Patrimoine mondial lors d’une réunion à Saint-Pétersbourg, dans le Nord-Ouest de la Russie.

La décision d’inscrire ce territoire marqué économiquement et culturellement par l’exploitation intensive de la houille présente dans son sous-sol a été prise par le comité du patrimoine réuni dans l’ex-capitale impériale russe. Avant la réunion de Saint-Pétersbourg, au cours de laquelle 36 dossiers seront étudiés jusqu’au 6 juillet, un groupe d’experts d’organes consultatifs de l’Unesco avait recommandé l’inscription du bassin minier du Nord/Pas-de-Calais au Patrimoine mondial.

Le Conseil international des monuments et des sites (Icomos) avait mis en exergue “la valeur universelle exceptionnelle des paysages culturels évolutifs vivants apportés par les 109 éléments formant le (…) Bassin minier du Nord-Pas de Calais, ainsi que sa place exceptionnelle dans l’histoire événementielle et sociale du monde de la mine”. La candidature du bassin minier du Nord/Pas-de-Calais avait été déposée par la France en 2010.

Le ministre de la Culture et de la communication de l’époque, Frédéric Mitterrand, avait alors salué une candidature “exceptionnelle par son sujet et son ampleur, qui, en outre, est portée avec passion et émotion par toute une région”. “Le patrimoine de l’humanité, ce n’est pas seulement la collection des chefs-d’oeuvres de l’art, ce peut être aussi le témoignage du cadre de vie et de travail de l’homme, quand il est signifiant et représentatif”, avait-il ajouté.

Sur 120 kilomètres de long, 87 communes, 17 fosses, 21 chevalements, 51 terrils, 3 gares, 124 cités, 38 écoles, 26 édifices religieux, des salles des fêtes ou encore 4.000 hectares de paysage portent les couleurs d’un héritage patrimonial de trois siècles d’exploitation du charbon. “Le Bassin minier du Nord/Pas-de-Calais illustre parfaitement les bouleversements initiés par l’industrialisation, autant sur le plan technique que sur les plans sociaux, culturels, paysagers et environnementaux”, soulignent les auteurs du projet dans leur présentation.

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