Subscribe

L’Union européenne demande plus d’efforts aux Etats-Unis sur le climat

La présidence suédoise de l’Union européenne a demandé mercredi davantage d’efforts au président américain Barack Obama dans la lutte contre le réchauffement climatique, à dix jours du sommet des pays du G20 à Pittsburgh.

“Nous avons besoin de positions plus claires d’une bonne partie du monde développé. A l’instar de ce que nous venons de voir au Japon, nous avons besoin de signaux plus clairs de la part des Etats-unis”, a-t-il déclaré dans un enregistrement vidéo mis en ligne sur le site de la présidence suédoise de l’UE.

Le Premier ministre japonais désigné Yukio Hatoyama vient de créer la surprise en annonçant que le Japon allait tenter de réduire de 25% ses émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2020 par rapport à 1990, revoyant à la hausse l’objectif fixé par le gouvernent sortant.

Les Européens ont prévu de réduire les leurs de 20% au moins par rapport à 1990, et de 30% si les autres grands pays signent un accord international ambitieux lors du sommet sur le climat de Copenhague en fin d’année.

“Nous sommes préoccupés, car l’addition des initiatives annoncées jusqu’à présent ne suffit pas à répondre à l’objectif de 2 degrés (maximum de hausse des températures sur la planète, ndlr) que nous nous sommes fixé”, a ajouté M. Reinfeldt, dans cet enregistrement où il présente les priorités d’une réunion des dirigeants de l’UE prévue jeudi soir à Bruxelles.

Lors de cette rencontre, les chefs d’Etat et de gouvernement comptent adopter un texte commun dans lequel ils exhortent leurs partenaires hors d’Europe à se mobiliser pour le climat.

“Tous les pays qui ne l’ont pas encore fait devraient de manière urgente prendre des engagements ambitieux pour réduire leurs émissions à moyen terme”, souligne leur projet de document final, obtenu par l’AFP.

Les dirigeants veulent aussi demander à tous les pays riches et émergents de verser des aides aux pays les plus pauvres pour les aider à lutter contre la pollution et les effets du réchauffement climatique. La Commission européenne vient d’évaluer à 100 milliards d’euros par an, les besoins nécessaires en la matière d’ici 2020.

Toutefois, certains pays de l’UE, notamment en Europe de l’Est, restent réservés face à ces objectifs d’aides aux pays en développement, et notamment à l’égard du chiffre de 100 milliards d’euros, auquel ils devront contribuer.

Avant de fixer de tels objectifs, les pays européens devraient d’abord décider entre eux comment ils se répartiront l’effort, estiment des pays comme la République tchèque, la Hongrie, mais aussi l’Italie, souligne un diplomate européen.

La répartition de l’effort de financement de l’aide au Tiers-Monde est en effet devenu un enjeu interne majeur entre Etats de l’UE.

Certains pays d’Europe de l’Est estiment que l’effort national devrait être calculé surtout en fonction de la richesse des pays au sein de l’UE, ce qui comparativement les arrangerait par rapport à l’Allemagne, la France ou le Royaume-Uni.

Alors que des Etats comme la France, championne européenne du nucléaire, souhaitent qu’on prenne en compte dans un large mesure aussi les émissions de gaz à effet de serre. Ce qui pénaliserait des pays comme la Pologne, très dépendante du charbon.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Related