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Lycées Français à l’étranger: révision du système des bourses début octobre

La Commission nationale des bourses (CNB) se réunira le 10 octobre pour définir de nouveaux critères d’attribution après l’abrogation de la gratuité dans les lycées français à l’étranger, a annoncé samedi soir la ministre déléguée chargée des Français de l’étranger.

“Nous avons reporté la totalité de l’enveloppe PEC (prise en charge des frais de scolarité au lycée) sur l’enveloppe des bourses (…). Dès lors, ce que nous avions besoin de faire était de revoir les critères d’attribution qui étaient obsolètes et parfaitement injustes”, a expliqué Hélène Conway-Mouret à Hong Kong à l’occasion de son premier déplacement en Asie en tant que ministre.

Le gouvernement va présenter le 10 octobre devant la CNB une refonte de ces critères qui seront ensuite débattus par les associations de parents, les syndicats, les élus de l’Agence de l’enseignement du français à l’étranger (AEFE) et les sénateurs et députés concernés. Ils auront 15 jours afin de proposer des amendements. “C’est la meilleure façon d’avoir une concertation la plus large possible”, a souligné Mme Conway-Mouret.

La gratuité de la scolarité dans les lycées français à l’étranger, une promesse électorale de Nicolas Sarkozy, avait été instaurée en 2008. Elle devait s’étendre jusqu’en 2020 pour toucher toutes les classes jusqu’au CP. François Hollande avait lui annoncé pendant la campagne qu’il reviendrait sur ce dispositif qui coûtait 31,9 millions d’euros par an à l’Etat. La PEC a été supprimée dès la rentrée 2012.

“Il s’agit d’assurer une redistribution beaucoup plus large de l’aide de l’Etat vers ceux qui en ont besoin. Cette PEC était un autre cadeau qui allait aux plus aisés, puisqu’aujourd’hui un certain nombre de familles ne font pas la demande de bourse, jugeant que leurs revenus sont beaucoup trop élevés”, a souligné Hélène Conway-Mouret. “Les finances de l’Etat sont ce qu’elles sont. On ne va pas dire aux Français en France: vous allez vous serrer la ceinture parce qu’on demande 30 milliards d’euros d’économie et qu’on va distribuer largement l’argent à l’étranger. Ca n’a aucun sens”, a-t-elle dit.

Le réseau de l’Agence française pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) scolarise plus de 250.000 élèves français et étrangers dans 130 pays et la demande ne cesse d’augmenter. A Hong Kong, elle s’accroît de 10% en moyenne chaque année. Mme Conway-Mouret devait quitter Hong Kong dimanche pour Pékin, puis Tokyo.

 

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