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Manuel Valls dans une cité de Marseille pour évoquer la lutte contre le trafic de drogue

Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls s’est rendu mercredi dans une cité des quartiers nord de Marseille où il a affirmé que le travail d’enquête sur les réseaux de drogue était “en train de payer”.

Dans la cité des Oliviers, ensemble du 13e arrondissement connu de la police pour être une plaque tournante du trafic de stupéfiants et le théâtre de plusieurs règlements de comptes ces dernières années, le ministre a visité une cage d’escalier auparavant occupée par des dealers et rencontré des policiers. Mardi, les enquêteurs de la Sûreté départementale avait démantelé un réseau de trafic de stupéfiants et procédé à une demi-douzaine d’interpellations à cet endroit. “C’est un travail de longue haleine, un travail d’enquête sur les réseaux et ceux qui y participent qui est en train de payer”, s’est félicité Manuel Valls. “En éliminant ce trafic de drogue, je ne doute pas un seul instant (…) que nous y arriverons”, a-t-il ajouté.

Le ministre a pris ensuite la direction de l’Hôtel de police de Marseille pour évoquer notamment une opération anti-drogue menée en juin à la Castellane, cité la plus peuplée de Marseille, qui avait permis de saisir plus d’un million d’euros en petites coupures après 7 mois d’enquête et la coopération de nombreux services de police. M. Valls est coutumier des visites dans la deuxième ville de France, où deux Zones de sécurité prioritaires (ZSP) ont été créées, au nord (3e, 13e, 14e, 15e et 16e arrondissements) et au sud (9e, 10e, 11e), une mise en place qui s’est accompagnée de l’arrivée de 230 policiers et gendarmes et de trois unités de forces mobiles permanentes. Fin mai, il avait jugé que “la stratégie de reconquête commençait à porter ses fruits”.

Le ministre a par ailleurs rencontré les parents de Jérémie Labrousse, un étudiant décédé dimanche à Marseille après avoir été poignardé vendredi soir en plein centre, vraisemblablement victime d’un marginal de 41 ans souffrant de troubles psychiatriques. Ce fait divers a suscité une vive émotion à Marseille et de nombreuses réactions politiques, relançant le débat sur la nécessité de nouveaux renforts policiers et la mise en zone de sécurité prioritaire de l’ensemble de la ville, réclamée par plusieurs élus.

A ce sujet, Manuel Valls a estimé en conférence de presse que “la surenchère” n’avait “pas lieu d’être”. “Les ZSP, on n’en met pas partout (…), parce que nous voulons attaquer en zone police comme en zone gendarmerie là où le trafic de drogue et le trafic d’armes sont les plus ancrés”, a-t-il expliqué. “Il y a des régions où il n’y a pas de ZSP, l’ancien préfet de Bretagne, (actuel préfet de Provence-Alpes-Côte-d’Azur, Michel Cadot, ndlr) peut en témoigner. Ça ne veut pas dire pour autant qu’on ne s’occupe pas de sécurité à Rennes !”, a-t-il lancé.

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