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Mariage Gay : what’s next

Depuis le 24 juin dernier, New York est devenu le sixième Etat américain à autoriser le mariage entre personnes du même sexe. Une victoire dont veut s’inspirer la communauté homosexuelle française.

“Nous sommes évidemment très contents que l’Etat de New York ait adopté la loi vendredi dernier. Ca a été un immense soulagment mais aussi une grande victoire”, explique Jackie Yodashkin, porte parole de Freedom to marry, une association luttant pour le mariage de même sexe. “Il faut un mois pour que la loi rentre en application. Donc, nous pourrons célébrer les premières unions transgenres le 25 juillet prochain. Je suis sûre que le calendrier des mariages doit être déjà bien complet”.

New York devient le sixième État américain à reconnaître le mariage entre personnes de même sexe, après l’Iowa, le New Hampshire, le Massachusetts, le Connecticut et le Vermont et Washington DC (la capitale fédérale). Les associations de lutte pour la reconnaissance du mariage gay n’ont pas terminé leur combat. ” A terme, notre but est de faire reconnaitre le mariage par l’Etat fédéral. Nous nous employons à rendre non constitutionnel le ‘Defense of Marriage Act'”, explique Jackie Yodashkin. Cette loi, promulguée en 1996 par Bill Clinton, définit le mariage comme l’union “d’un homme et d’une femme”. “Avant cette date, les gays pouvaient se marier n’importe où !”, s’emporte Jackie.

“Il va être remplacé par le Respect of Marriage Act, qui est en ce moment à l’étude au congrès”, explique Jackie. “Avec cette loi, les couples mariés de même sexe accèdent aux mêmes privilèges que les couples hétérosexuels en terme de sécurité sociale, d’immigration et d’imposition”, ajoute-t-elle.

La communauté gay et lebienne française regarde vers New York

En France, les avancées sont moins probantes. Mais depuis quelques semaines, la communauté gay s’est transformée en vrai groupe de pression, invitant les candidats à la présidentielle de 2012 de s’inspirer du Sénat de New York. “Mêmes familles, mêmes droits”, “En 2012, je vote”, “Pour l’égalité, en 2011 je marche, en 2012 je vote”, autant de slogans scandés par les dizaines de milliers de personnes qui ont pris part au défilé festif de la Gay Pride, le 25 juin dernier à Paris.

Les pancartes brandies résumaient les revendications “très politiques” d’une marche à l’appel de l’Inter-LGBT à laquelle ont participé 36.000 personnes, selon la préfecture de police, “plus d’un demi-million” à en croire les organisateurs.

“Ce n’est pas encore le moment de donner une consigne de vote mais il s’agit de dire, dès maintenant, aux politiques que nous serons exigeants sur cette question”, a prévenu leur porte-parole Nicolas Gougain.

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