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Marie-Madeleine Berry retrouve son école à Boston

Grande émotion jeudi,  à l’école internationale de Boston où sa fondatrice Marie-Madeleine Berry, qui avait ouvert en 1960 le premier jardin d’enfant bilingue était  en effet  de passage dans l’établissement.

Cela faisait longtemps que Marie-Madeleine Berry  n’était pas revenu ici à Belmont. Pourtant, c’est elle, Alsacienne d’origine, qui, en 1960 a ouvert ce petit jardin d’enfants bilingue qui en 1962 allait devenir une école comptant aujourd’hui plus de 500 élèves. “Au début, il n’y avait trois élèves, puis nous sommes arrivés à une dizaine au bout de quelques semaines”, raconte  la dame aujourd’hui âgée de 80 ans. ” Nous avons travaillé à l’huile de coude pour fonder cette école, et les professeurs étaient vraiment mal-payés.”

Mère de trois enfants et femme au foyer, Marie-Madeleine s’est installée en 1953 dans le Massachussetts avec son mari. ” A l’époque, en France, l’éducation était très rigide alors qu’aux Etats-Unis l’enfant américain était totalement roi”, explique-t-elle. ” L’école bilingue devait permettre aux Français et aux petits Américains d’apprendre notre langue.”

Tout d’abord située dans le sous-sol d’une église de Newton, l’école déménage ensuite dans les locaux d’une église arménienne de Belmont. Mais en 1966, Marie-Madeleine retourne en France avec sa famille. ” J’ai laissé l’école et une nouvelle équipe a repris le flambeau.” Avant sont départ pour le vieux continent, celle qui faisait office de directrice obtient tout de même que les élèves de l’établissement puissent recevoir des bourses du gouvernement français.

Aujourd’hui, après huit déménagements successifs, la structure, rebaptisée Ecole internationale de Boston, accueille plus de 550 élèves de la maternelle à la terminale sur deux campus, à Arlington pour la maternelle et à Cambridge pour les classes de primaire au lycée. Il est même possible d’y passer le baccalauréat français ou international. Quarante-quatre nationalités sont  représentées.

Même si elle avait suivi le développement de l’école depuis Paris, Marie-Madeleine n’avait jamais vu les nouveaux bâtiments.  Alors pour ses 80 printemps, sa famille lui a offert un retour dans le passé.”  “Et en la visitant l’école internationale de Boston,  je me suis dit que c’est comme si j’avais laissé un petit enfant et que j’avais retrouvé une ravissante jeune fille, c’est formidable”, plaisante-t-elle. ” C’est un établissement dont on n’aurait jamais osé rêvé à l’époque.”

Aujourd’hui, son espoir est de voir la  création d’une association d’anciens élèves ou d’anciens parents, afin de garder cet esprit d’amitié qui a été un des éléments fondateurs du jardin d’enfant il y a 50 ans.

 

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