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Marine Le Pen défend ceux qui veulent “vivre et travailler” là où ils sont nés

La candidate FN à la présidentielle Marine Le Pen a consacré sa dernière journée de campagne à une ferme de lait bio des Côtes d’Armor, se présentant comme le défenseur de la ruralité et du “vivre et travailler là où on est né”.

Mme Le Pen a déambulé dans les allées boueuses de la ferme de Pierre-Marie Launay, militant FN depuis 25 ans, sacrifiant de bonne grâce aux exigences de nombreux photographes et cameramen et répondant avec le sourire aux demandes d’autographes de plusieurs dizaines de militants. Evoquant les cahiers de doléances lancés le 2 mars dernier à l’occasion du salon de l’agriculture, Mme Le Pen qui effectuait sa dernière visite électorale avant le 1er tour, a stigmatisé la désertification rurale qui fait que “la France se prive de sa substance”.

“Je veux mettre fin à cette spirale mortelle. Je veux donner la possibilité à ceux qui le souhaitent de trouver un emploi dans l’endroit qu’ils ont choisi (..) la possibilité de vivre et de travailler là où on est né. Voilà l’espérance que je veux porter”, a-t-elle dit, refusant que le pays devienne le “bronze fesses de l’Europe”. Mme Le Pen a stigmatisé “Bruxelles qui veut en finir avec nos pêcheurs, nos agriculteurs, nos artisans, nos commerçants, avec tous ceux qui sont les forces vives de notre pays”. Elle a tout particulièrement dénoncé le sort fait aux producteurs laitiers “jetés en pâture aux grands industriels qui iront voir en Pologne ou en Tchéquie où le lait est moins cher et où la main-d’oeuvre est plus facile à ramener à l’époque du servage”.

Elle a également qualifié d'”échec complet” le découplage des aides aux producteurs. “Découpler les aides c’est subventionner le chaos”, a-t-elle lâché, préconisant “d’arrêter la casse” et d'”aider massivement l’installation des jeunes en les aidant à trouver des exploitations viables, avec des prix justes à la production et en sécurisant leur endettement”. “Il faut rétablir les quotas quitte à les assouplir quand la demande le justifie”, a-t-elle expliqué.

“Je veux renationaliser la politique agricole commune”, a ajouté la leader frontiste, en préconisant la création d’un “fonds de financement des “indépendants abondé par 15% des résultats des 50 plus grosses capitalisations boursières”, ajoutant croire “aux droits de douanes intelligents”. Par ailleurs, répondant aux questions de journalistes, Mme Le Pen s’est félicitée d’avoir fait “une belle campagne”, qui a constitué, selon elle, un “brise-glace du conformisme”. Présentant comme une “hypothèse crédible” sa présence au second tour, elle a indiqué dans le cas contraire que ses électeurs “feront ce qu’ils veulent”. “Je dirai le 1er mai ce que j’en pense. Chacun fera en fonction de sa conscience politique”, a-t-elle dit.

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