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Marion Bartoli: le courage à deux mains

Marion Bartoli exaspère les uns et suscite l’admiration des autres. Une chose est sûre : alors que le tennis féminin se cherche toujours une  leader, Marion ne laisse personne indifférent.

Marion Bartoli, c’est avant tout une histoire de famille. Tapis dans l’ombre de sa fille, difficile de ne pas remarquer l’influence de son entraîneur, préparateur physique et mental, conseiller en communication, et accessoirement père, Walter Bartoli.

C’est lui qui le premier l’initie au tennis. Marion a alors six ans et son père commence dès lors à personnaliser les entraînements de sa fille.  « Je me souviens quand on a vu la première fois Monica Seles jouer à la télévision, elle tenait sa raquette à deux mains. Alors avec mon père on a décidé de reproduire son geste », déclare-t-elle.  Dès lors la technique de Marion va s’affiner, les entraînements, redoubler. Walter, médecin de profession ne tarde pas à arrêter son activité pour se consacrer à temps plein à la carrière de sa fille.

L’amour Vache

L’histoire entre Marion Bartoli et la France c’est un peu « Je t’aime…moi non plus ». Depuis 2004 – et une finale à Moscou – la numéro un française n’a plus porté le maillot de l’équipe de France en Fed Cup. Le mode de vie imposé par Walter s’est montré incompatible avec le fonctionnement d’une équipe telle qu’on la conçoit en France.  A chaque convocation, la Française a refusé de se soustraire au mode de vie et aux entraînements de la fédération. Au fil des années, son comportement a créé une fracture entre la joueuse, marginalisée, et la petite famille du tennis français. Souvent raillée pour son attitude sur le court, entre les points et pour sa méthode de concentration extrême, la Française ne lâchera jamais.

Finale à Wimbledon en 2007

A 26 ans, Marion Bartoli a déjà une carrière bien remplie.  Point d’orgue en 2007 où Marion parvient à se hisser en finale du tournoi de Wimbledon. Dans le temple du tennis mondial, Bartoli éblouit la numéro un mondiale de l’époque en demi-finale, la Belge Justine Henin. Elle s’incline  ensuite contre Venus Williams (6-4, 6-1) en finale.  2007, C’est cette même année où elle connaît son meilleur résultat à Roland-Garros en atteignant les 1/8ème de finales. Malgré une réticence à la terre battue, Marion intensifie sa préparation physique et les entraînements avec son père. Elle réussi à adapter son jeu à une surface normalement peu propice à ses grandes gifles de coups droits et revers.

Si elle se qualifie aux dépends de l’Italienne Schiavone, elle écrira sans nul doute l’une des plus belles pages de sa carrière mais surtout un beau chapitre du tennis français.  Marion a rendez-vous avec l’histoire !

 

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