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Masters de Shangai: le Français Gilles Simon en demi-finales

Gilles Simon peut dire un grand merci à Andy Murray, qui l’a qualifié pour sa première demi-finale du Masters en réussissant un match éblouissant face à Roger Federer, terrassé en trois sets 4-6, 7-6 (7/3), 7-5, vendredi à Shanghai.


Le Français, dont le sort dépendait entièrement de l’Ecossais, est passé par tous les états pendant le match, dont il a suivi le début seulement au stade avant de rentrer sagement à l’hôtel se reposer.
“La seule chose que j’attendais, c’était que ce ne soit justement pas le match qu’on a vu, aussi serré, avec je ne sais pas combien de balles de matches (8), avec des retournements de situation dans tous les sets ou presque”, a-t-il raconté.
Federer, éliminé avant les demi-finales pour la première fois de sa carrière en sept participations, a paru sur le point de conclure en deux manches après être revenu de 2-5 pour mener 6-5 dans le deuxième.
Dans le troisième, il a encore été devant (4-3) avec son service à suivre.
Puis il a sauvé pas moins de sept balles de match sur son service à 4-5, avant de plier définitement deux jeux plus tard sur la huitième.
Simon était alors dans l’ascenseur de son hôtel, où il a appris sa qualification… par un proche de Novak Djokovic, son futur adversaire en demi-finale.
Le N.2 tricolore croyait en la loyauté de Murray et il ne se trompait pas. Car le jeune Britannique, qui n’avait pas absolument besoin de gagner, étant déjà assuré de faire partie du dernier carré depuis l’avant-veille, a montré une noblesse de caractère exceptionnelle pour revenir à chaque fois.
Pour le Français, qui ne serait pas venu à Shanghai, en tant que neuvième mondial, sans le forfait sur blessure de Rafael Nadal, l’aventure continue.
Même s’il n’en a pas posé lui-même la dernière pierre, cette qualification n’est pas volée car le Francilien, âgé de 23 ans, avait dominé lui aussi Federer lors de son premier match du tournoi.
“Ca m’aurait fait mal en gagnant deux matches de poule de pas atteindre les demi-finales. Il n’y a qu’un seul cas de figure où c’est possible et c’est celui-là qui a failli se produire”, a-t-il dit.
Vendredi, il a encore prouvé son professionnalisme en s’appliquant à battre sèchement le Tchèque Radek Stepanek 6-1, 6-4 dans un match qui n’avait pas d’incidence directe sur la course aux demi-finales.
“Je voulais vraiment gagner ce match-là. J’avais envie de partir sur une bonne note”, a-t-il déclaré.
Grâce aux 100 points ATP engrangés, Simon va terminer l’année au minimum à la septième place mondiale, et peut-être mieux, s’il franchit l’obstacle Djokovic, comme lors de leur unique face-à-face en janvier à Marseille.
Il rencontrerait alors en finale le vainqueur de l’autre affiche des demies, entre le Russe Nikolay Davydenko et Andy Murray.
C’est seulement la deuxième fois qu’un Français accède aux demi-finales du Masters après Sébastien Grosjean, qui avait échoué à un match du titre en 2001.
Federer encaisse lui un échec cinglant dans une épreuve qui lui avait formidablement réussi depuis ses débuts avec quatre victoires (2003, 2004, 2006, 2007), une finale (2005) et une demie (2002).
L’ex-N.1 mondial a essayé de forcer le destin en adoptant une attitude résolument offensive pour briser la résistance de Murray, réputé pour être l’un des meilleurs défenseurs du circuit.
Le Suisse, qui s’est fait plusieurs fois masser un dos douloureux, a réussi une bonne partie des innombrables points qui ont fait se lever le public shanghaïen, entièrement acquis à sa cause, même si Murray a été très loin de se contenter de rester sur la défensive.
Mais il a aussi commis trop d’erreurs dans les moments importants, preuve que sa confiance s’est bel et bien effritée durant cette année 2008 où il aura subi pas moins de 15 défaites.
Une part de ses espoirs de récupérer rapidement la première place à Rafael Nadal se sont aussi envolés à Shanghai.

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