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Michèle Alliot-Marie dément tout traitement de faveur envers Liliane Bettencourt

La ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie a démenti tout “traitement de faveur” envers Liliane Bettencourt que ce soit sur le plan judiciaire ou fiscal, dimanche lors de l’émission de radio Le Grand rendez-vous Europe 1-Le Parisien-Aujourd’hui-en-France.

“Il n’y a pas de traitement de faveur sur le plan judiciaire et il n’y a pas eu de traitement de faveur sur le plan fiscal. L’administration fiscale a fait son travail selon les règles normales et habituelles”, a affirmé Mme Alliot-Marie.

Après les diverses révélations, contenues dans les écoutes pirates réalisées chez l’héritière de L’Oréal par son ancien majordome et qui mettent en évidence des comptes en Suisse non déclarés, la ministre de la Justice a assuré: “S’il y a fraude fiscale avérée, il y aura des poursuites et des sanctions, c’est évident”.

Elle a justifié le fait que l’Etat s’informe d’une affaire concernant un “fleuron de l’industrie” au nom des “milliers d’emplois” que pourrait mettre en cause une éventuelle déstabilisation. “Il est logique que l’on s’informe, et informer ne veut pas dire intervenir”, a-t-elle insisté.

Interrogée sur le conflit opposant le procureur de Nanterre Philippe Courroye et la présidente du tribunal, Isabelle Prévost-Desprez, la ministre a “regretté cette situation au nom de l’image de la justice”.

Les deux magistrats s’opposent dans le procès intenté par la fille de Liliane Bettencourt au photographe François-Marie Banier pour “abus de faiblesse” au détriment de la milliardaire. “Je ne peux que déplorer lorsqu’il y a une incompréhension voire une rivalité entre le parquet et les juges du siège”, a dit Mme Alliot-Marie.

Quant à l’auto-saisine de Mme Prévost-Desprez sur l’authenticité des enregitrements illégaux, la garde des Sceaux a estimé qu’elle était “juridiquement et moralement acceptable, dans la mesure où la juge reste effectivement dans le cadre strict des faits qu’on lui demande de trancher”, à savoir un présumé “abus de faiblesse” de la part de Jean-Marie Banier.

Mme Alliot-Marie a aussi volé au secours de son collègue Eric Woerth, dans la tourmente pour ses rapports avec Mme Bettencourt et sa double casquette d’ancien ministre du Budget (tutelle de l’administration fiscale) et de trésorier de l’UMP.

“Eric Woerth est trésorier depuis 2002, c’est quelqu’un d’extrêmement rigoureux”, a-t-elle souligné.

“Pour avoir été présidente du RPR, je peux vous dire que c’est très difficile de trouver un trésorier, quelqu’un qui accepte d’être éventuellement mis en cause d’une façon infondée et très dificile de trouver qulqu’un qui remplisse toutes les conditions, notamment de rigueur, qui doivent être celles d’un bon trésorier”, a-t-elle ajouté.

 

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