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Mickaël Piétrus revit sous le maillot des Boston Celtics

Ecarté de l’équipe de France de basket pour les Jeux Olympiques, l’ailier Mickaël Piétrus revit sous le maillot des Boston Celtics. Malgré des blessures à répétition ces deux dernières saisons, le joueur antillais n’a rien perdu de son ambition et revient peu à peu à son meilleur niveau. Pour France-Amérique, le numéro 28 de la franchise aux 17 titres de champion évoque sa saison, son avenir et revient sur sa non sélection en équipe de France.

France-Amérique : Mickaël Piétrus, comment vous sentez-vous après la commotion cérébrale dont vous avez souffert en février dernier ?

Mickaël Piétrus : Je me sens bien. J’ai eu la peur de ma vie en chutant lourdement sur le parquet. Quand j’y repense, je me rends compte que j’ai bien failli ne plus jamais jouer au basket. J’aurais également pu perdre la vie sur un terrain de sport. J’ai passé quelques semaines difficiles, je vomissais, je faisais des malaises, j’avais des maux de tête horribles. Mais maintenant tout va bien, je suis en bonne santé.

Avant cette grave blessure, vous aviez également accumulé les pépins physiques…

C’est vrai. Depuis trois saisons, j’ai souffert de plusieurs problèmes physiques qui m’ont empêché d’être à 100% de mes capacités. Ma lésion au poignet et mes problèmes au niveau des genoux m’ont handicapé. Je n’ai plus 20 ans (Mickaël Piétrus a 30 ans, ndlr), donc je dois faire attention à mon corps, qui est mon outil de travail. Chaque échauffement, chaque préparation physique doit être parfaitement étudiée.

Vous avez été engagé par les Boston Celtics en décembre dernier après un bref passage aux Phoenix Suns. Comment vivez-vous le fait de jouer pour l’une des franchises les plus mythiques de la NBA ?

Je suis extrêmement heureux de porter les couleurs des Celtics. C’est l’équipe la plus titrée de l’histoire de la NBA (17 titres, ndlr). Beaucoup de grands joueurs ont évolué ici et ce club fait partie de l’histoire de ce sport. Cela a beaucoup pesé dans ma décision. Lorsque j’ai su que Boston s’intéressait à moi, je n’ai pas hésité. Je pense avoir fait le bon choix.

Surtout que votre entraîneur, Doc Rivers, vous apprécie particulièrement…

Je suis heureux de savoir que mon entraîneur apprécie mon travail. Mais je ne me repose pas sur mes lauriers. Je travaille dans l’intérêt collectif et je dois mouiller le maillot tous les soirs pour faire gagner l’équipe. Quand tu joues ici, tu n’as pas le choix. Tu dois gagner. C’est inscrit dans l’ADN de ce club.

Les Celtics peuvent-ils remporter leur dix-huitième titre à la fin de la saison ?

Nous en sommes capables. C’est le seul et unique objectif du club. Tout le monde travaille pour aller au bout. La concurrence sera rude pour aller jusqu’en finale, mais nous allons tout donner pour gagner le championnat. Je suis venu ici parce que je sais que c’est l’une des meilleures équipes. Je rêve de remporter le titre NBA.

Vous partagez le vestiaire avec des superstars telles que Paul Pierce, Kevin Garnett, Rajon Rondo et Ray Allen. Comment se passe la cohabitation avec ces grands joueurs ?

Tout se passe très bien. Ce sont des légendes de ce sport et ils savent très bien ce qu’ils ont à faire sur et en dehors du terrain. Tout le monde écoute leurs conseils. A l’image d’un Kevin Garnett, ce sont tous les quatre des compétiteurs hors norme. Ils sont les piliers de notre vestiaire. Ils intègreront le panthéon du basket à la fin de leurs carrières.

Vous avez fait la une des journaux sportifs cette semaine après votre non sélection en équipe de France de basket pour les prochains Jeux Olympiques. Le sélectionneur Vincent Collet a expliqué son choix en disant que cela «aurait été dangereux de vous réintégrer à l’équipe»…

Je respecte le choix de l’entraîneur et je ne contesterai jamais cette décision. Je n’étais pas dans le groupe qui a gagné la médaille d’argent au dernier championnat d’Europe et je comprends que la direction veuille reconduire le même «noyau dur». Mais je ne sais pas pourquoi il a dit cela. Surtout que Vincent Collet ne m’a jamais entraîné. Comment peut-il dire ça ? Vous savez, je n’ai jamais causé de problèmes dans aucun des vestiaires par lesquels je suis passé en NBA. Mes coéquipiers m’apprécient, je suis quelqu’un de responsable et de travailleur.

Allez-vous tout de même suivre le parcours des bleus à Londres ?

Oui, bien sûr. Je vais soutenir l’équipe et je souhaite de tout cœur qu’ils remportent une médaille. Le groupe a du talent, beaucoup de talent. La concurrence sera rude pour atteindre le podium, mais l’équipe de France a les moyens de viser les sommets.

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