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Mitt Romney étrille la diplomatie d’Obama, pas assez musclée à son goût

Le candidat à la primaire républicaine Mitt Romney pour la présidentielle américaine de 2012 étrille la diplomatie de l’administration du président Barack Obama qu’il juge pas assez musclée, dans son premier grand discours de politique étrangère vendredi.

“L’Amérique doit diriger le monde, ou bien quelqu’un d’autre le fera”, déclare Mitt Romney, selon des extraits du discours diffusés à l’avance. “Je ne m’excuserai jamais pour les Etats-Unis”, assure-t-il. Selon M. Romney, sous l’administration Obama, l’économie, la défense et les valeurs américaines ont décliné. M. Romney assure qu’il s’emploiera, s’il est élu à la présidence, à “reconstruire l’économie de l’Amérique” et à “revenir sur les réductions budgétaires massives du président Obama dans la défense”. “Les Etats-Unis doivent toujours conserver leur suprématie militaire pour dissuader leurs agresseurs potentiels et défendre leurs alliés”, déclare Mitt Romney, toujours selon les extraits de son discours.

Pour atteindre cet objectif, le candidat républicain propose plusieurs initiatives à réaliser dans les 100 premiers jours de sa présidence, selon un document diffusé par sa campagne. Il propose notamment de “restaurer la crédibilité navale” des Etats-Unis en accélérant la construction de navires de guerre.

L’actuel favori pour l’investiture républicaine recommande aussi un renforcement des relations avec les alliés de Washington. Le document cite Israël, la Grande-Bretagne, ainsi que le Mexique sur les questions de drogue et de sécurité. Il veut aussi renforcer l’opposition américaine à l’arme nucléaire iranienne, renouer avec la défense antimissile, intensifier les efforts diplomatiques au Moyen-Orient, consolider le libre-échange en Amérique latine, examiner les conditions de la transition en Afghanistan et mettre davantage l’accent sur la cybersécurité.

Jeudi, M. Romney avait annoncé que l’équipe qui le conseillerait en matière de politique étrangère et de sécurité nationale, s’il accédait à la Maison Blanche, serait composée de nombreux proches de l’ex-président George W. Bush. Dans sa liste figure notamment Dan Senor, ancien porte-parole de l’autorité provisoire de la coalition en Irak, mise en place après l’invasion menée par les Américains en mars 2003. Meghan O’Sullivan, ancienne conseillère adjointe à la sécurité nationale de George W. Bush sur l’Irak et l’Afghanistan, ferait aussi partie de l’équipe.

 

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