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Montpellier

Érudit de droit et d’histoire, André Castagnié vit à Montpellier depuis des décennies. Il parle de sa commune avec autant d’amour que d’émotion. « La ville », dit-il, « est une harmonie réacquise sur le temps, entre le passé et le présent, entre l’intelligence et l’espace… ». Avec les mots de la passion, l’homme assure à qui veut l’entendre que « Montpellier est une véritable fenêtre ouverte sur la Méditerranée et le sud, un épicentre tourné à la fois vers l’Europe et vers l’Afrique. Que la ville a tout ce qui lui faut pour être une grande métropole européenne… ». Préfecture du département de l’Héraut, capitale royale du Languedoc, aujourd’hui agglomération ultramoderne et pôle technologique de pointe, Montpellier de son premier nom, Monte pestelario, fut à ses tout premiers jours un simple comptoir d’épices.

Entre histoire et modernisme
L’origine de cette cité de pèlerins, devenue en 2007 la huitième ville française, remonte au XIXème siècle. Centre de commerce et d’échanges entre l’Europe du Nord et celle du Sud au XIIIème siècle, c’est avec les rois d’Aragon que la ville connut son apogée. Montpellier fut très tôt une ville d’intellectuels enrichie par les croisements des pensées catholiques, protestantes, juives et musulmanes puis surtout avec le statut d’université de médecine et de droit accordé dès 1289 par le Pape Nicolas IV. Dans cette université, la troisième plus ancienne du monde après celle de Bologne en Italie et celle de Paris en France, vinrent étudier notamment l’astrologue Nostradamus ou l’écrivain Rabelais. Victime de nombreuses destructions au moment des guerres de religion, la cité doit une partie de son aspect à de très importantes rénovations qui eurent lieu au cours des XVIIème et XVIIIème siècles. Durant les années soixante, avec l’arrivée des pieds-noirs et des émigrants, la population augmente : il faut s’adapter, s’agrandir et  se  moderniser avec des projets des plus ambitieux, tels le nouveau quartier d’Antigone, l’aménagement des berges du Lez, le rajeunissement du centre ville ou le retour du tramway.

À ne pas rater
Hélène Trintignan tient une galerie d’art contemporain rue Saint-Guilhem. Amoureuse de sa ville, elle trouve à Montpellier tant de bonnes cartes et d’atouts majeurs : « C’est une ville qui bouge, une ville qui chante, une ville qui danse… » assure-t-elle. « Montpellier est aussi ancrée dans son passé que riche de ses espoirs…. » La dame ne manque point d’éloges sur sa ville. Et de conseiller aux amis visiteurs, « impossible de passer par Montpellier sans visiter le Jardin des Plantes, le plus ancien de l’Hexagone, créé sous le règne d’Henri IV. C’est à pied que la ville livrera tous ses secrets. Surtout, ne pas contourner la si belle cathédrale Saint-Pierre, ni la promenade du Peyrou avec son château d’eau hexagonal et son superbe Louis XIV à cheval. Impossible de ne pas s’arrêter sur la Place de la Canourgue, sans doute la place la plus connue de la commune… ». Joyau central de cet écrin, datant de la fin du XVIIIème siècle, le Musée Fabre, installé en 1828 dans l’hôtel de Massilian, hôtel particulier, situé à l’est de l’Écusson, le centre historique de Montpellier, et donnant sur l’Esplanade, à proximité immédiate de la place de la Comédie. Il a été fondé à la suite d’une donation du peintre François-Xavier Fabre (1766 -1837) et abrite l’une des toutes premières collections de France, avec 1800 tableaux, 4000 dessins et 1500 gravures.  On y trouve des Delacroix, des Courbet mais aussi des Soulages, une salle est en effet consacrée à ce peintre français contemporain qui a fait une donation d’une vingtaine de tableaux. Le musée  avait dû fermer ses portes en 2003 pour cause de rénovation. Après quatre années de travaux, l’institution vient de rouvrir aux visiteurs. Près d’un millier d’œuvres, presque toutes provenant de donateurs, de la Renaissance au XXème siècle, sont ainsi présentées dans un cadre rénové, repensé avec goût. Montpellier, c’est aussi la ville des Frères Pourcel.

Une histoire de goûts
Jacques et Laurent Pourcel, jumeaux et anciens fils de viticulteurs ont ouvert leur restaurant en 1988 après avoir eu un coup de cœur pour une petite maison fin de siècle, laissée à l’abandon et située à quelques minutes du centre de Montpellier. Après différentes étapes de restauration du bâtiment, Jacques, Laurent Pourcel et Olivier Château, leur indissociable compère, chef de salle et sommelier, ont raffiné la décoration des lieux. En 1998, ils ont obtenu une troisième étoile au Guide Michelin pour leur cuisine créative et raffinée. Impossible de parler de Montpellier sans citer, à quelques kilomètres du centre, la fabuleuse réserve naturelle de Camargue. Une nature unique au monde. Montpellier est sans doute aujourd’hui l’une des plus agréables grandes villes françaises pour sa qualité de vie comme pour son patrimoine culturel.

CARNET D’ADRESSES

Restaurants :

Le Jardin des Sens
11 avenue Saint-Lazare
Tél. : +33 (0)4 99 58 38 38

Kinoa
6 rue des Sœurs Noires,
Tél. : +33 (0)4 67 15 34 38

Brasserie Le Corum
Esplanade Charles De Gaulle
Tél. : +33 (0)4 67 02 03 04

Hôtel :

Le Guilhem, une demeure
du XVIème siècle en plein cœur
du centre historique de la ville.
18 rue Jean Jacques Rousseau
Tél. : +33 (0)4 67 52 90 90

Musée et galerie d’art :

Musée Fabre
13 rue Montpelliéret.
Tél. : +33 (0)4 67 14 83 00
Exposition en cours :
« La couleur toujours recommencée, hommage à Jean Fournier, marchand d’art » jusqu’au 6 mai prochain.
www.montpellier.fr

Galerie Hélène Trintignan
21 rue Saint-Guilhem
Tél. : +33 (0)4 67 60 57 18
www.galerietrintignan.com

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