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Mort de quatre Français dans une avalanche en Suisse

Quatre Français ont trouvé la mort et un autre a été porté disparu après que leur groupe, composé de onze randonneurs français à ski ou en raquettes, eut été emporté par une avalanche près de Bourg-Saint-Pierre, dans le Valais, a annoncé la police suisse.

Les secouristes ont trouvé les corps de trois personnes décédées ainsi que six blessés qui ont été transportés vers des hôpitaux de la région. L’un des blessés est décédé par la suite, a indiqué la police. “On peut affirmer que ces personnes sont des ressortissants français qui proviennent ou qui habitent dans la région de Cluses”, dans le département français de la Haute-Savoie, a déclaré Jean-Marie Bornet, porte-parole de la police du canton du Valais (sud-ouest de la Suisse), à la Télévision suisse romande (TSR).

L’alerte a été donnée vers 12h30 heure locale par l’un des membres du groupe qui a réussi à s’en sortir indemne. Les neuf morts et blessés ont été retrouvés par des équipes de secouristes assistés de chiens d’avalanche acheminés par hélicoptère vers le site de l’accident, proche de la frontière italienne. “Nous avons toujours un disparu”, a déclaré M. Bornet à l’AFP. “Ils étaient onze. C’est toujours une course contre la montre”, a-t-il ajouté.

Les secouristes ont indiqué avoir continué à travailler tout l’après-midi en dépit du risque de nouvelles coulées, mais les recherches pour retrouver le disparu ont été interrompues pour la nuit. Selon M. Bornet, le groupe était semble-t-il correctement équipé en appareils permettant de les retrouver en cas d’avalanche. Mais il n’était pas accompagné par un guide de haute montagne, contrairement à ce l’on avait supposé dans un premier temps.

Le dernier bulletin de l’Institut pour l’Etude de la neige et des avalanches avait annoncé un “danger marqué d’avalanche (degré 3)” dans ce secteur samedi. “On sait que c’est un danger marqué, ça veut dire qu’il faut être prudent en particulier faire attention à ne pas déclencher soi-même des avalanches, mais c’est un danger qu’on a à peu près un jour sur deux en hiver”, a déclaré Robert Bolognesi, expert en nivologie qui travaille avec les services de secours du Valais.

Le groupe évoluait à proximité de la célèbre route Chamonix-Zermatt, itinéraire de haute montagne reliant les deux stations française et suisse.

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