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Natation : des Bleus historiques

Avec 21 médailles, la France a vécu des Championnats d’Europe inédits à Budapest, qui l’ont propulsée première nation européenne grâce à ses cadres tels Bernard, Bousquet ou Duboscq mais aussi à de jeunes loups comme Agnel ou Stravius.

A deux ans des jeux Olympiques de Londres, ce rendez-vous hongrois a aussi permis à Camille Lacourt de se révéler, avec 3 titres (50 m et 100 m dos et le relais 4×100 m 4 nages).

 

Un record historique de médailles

21 médailles dont 8 en or. Du jamais vu. En 2006, également à Budapest, la France avait décroché 15 médailles, dont 5 en or. Laure Manaudou en avait glané 4 à elle seule… En 2010, ils sont cinq nageurs à avoir décroché un titre. “Je suis lucide par rapport au potentiel de médailles. Il ne faut pas tomber dans l’euphorie. Il s’agit d’un rendez-vous européen”, relativise le DTN, Christian Donzé. Sur les 30 sélectionnés, 3 messieurs rentrent sans médaille (Fraysse, Ress, Pannier) et 8 filles (Muller, Putra, Credeville, Grangeon, De Ronchi, Lazare, Tavernier et Mongel).

 

Sans combis la France sort la tête de l’eau

Interdites depuis le 1er janvier, les fameuses combinaisons en polyuréthane n’ont pas faussé le jeu et les Français ont été parmi ceux qui s’en sont le mieux sortis. Un seul record d’Europe a été battu, par Camille Lacourt (100 m dos). “Pour certains, la transition est difficile. Mais elle est peut être psychologique. Certains ont dû sécher et ne sont pas encore au point”, analyse le jeune Yannick Agnel.

 

Agnel et la nouvelle génération

Agé seulement de 18 ans, Yannick Agnel est un phénomène. Le Niçois aux 3 médailles (dont l’or sur 400 libre) s’est plu à “jouer avec les plus grands”. Selon son entraîneur Fabrice Pellerin, les choses sérieuses commenceront pour lui en septembre lorsqu’il attaquera le travail de musculation. “Est-ce que mécaniquement ça tiendra la distance ? Ca reste à être mis à l’épreuve”, prévient le coach. Agnel a drainé dans son sillage Jérémy Stravius (3 médailles), épatant sur 100 m dos mais aussi sur 200 m libre, une performance rare. Ou encore une Mélanie Henique, 17 ans, très convaincante sur 50 m papillon.

 

La révélation Lacourt, un Marseillais parmi trois autres

A 25 ans, Lacourt est sorti de l’ombre et de quelle manière ! Le dossiste a décroché 3 titres et battu le premier record d’Europe post-combinaison (52.11 sur 100 m dos). Le “beau gosse” s’entraîne depuis deux ans à Marseille avec Bousquet (29 ans), sacré sur 50 libre, Gilot (26 ans), bronzé sur 50 libre et William Meynard (23 ans), 3e sur 100 m. “Ce sont des athlètes qui avaient déjà un parcours, un passé et qui ont dû attendre. Ce sont des nageurs de la patience”, analyse Romain Barnier, le coach.

 

Bernard et Duboscq, toujours là

Il n’avait plus gagné depuis son sacre olympique sur 100 m libre à Pékin en 2008. A Budapest, Bernard, 27 ans, a renoué avec une victoire tant attendue. En difficultés sur le relais 4×100 m libre dès le premier jour, il a su répondre présent et de manière magistrale sur sa distance. Bernard est un pilier de l’équipe de France, tout comme Hugues Duboscq, bientôt 30 ans (3 médailles). Le brasseur, triple médaillé olympique, a fait monter son compteur de breloques à 12 médailles individuelles, une longévité rare.

 

Les filles, toujours un problème

Sur les 13 sélectionnées, seules Henique et Ophélie Cyrielle Etienne, avec 3 médailles, sont montées sur un podium individuel. “On est sorti d’une ère ‘Laure Manaudou’, une ère qui a été salvatrice. Aujourd’hui, on a une génération de jeunes nageuses mais il faut encore progresser”, remarque Donzé.

 

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