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Natation: polémique autour des combinaisons de Michael Phelps et Frédéric Bousquet

Le nageur Américain Michael Phelps ne s’est guère avancé jeudi sur la polémique qui entoure les nouvelles combinaisons qui ont notamment défrayé la chronique lors des Championnats de France, où les records du monde des 50 et 100 m ont été battus.

La Fédération internationale doit se réunir lundi en Suisse sur le sujet. “La Fina va devoir prendre la meilleure décision possible”, a déclaré Phelps, qui nagera à Charlotte avec la Speedo LZR, la combinaison qu’il portait lors de son triomphe aux JO (8 médailles d’or).

“J’approche cette réunion comme n’importe quelle autre auparavant, en portant la combinaison que je porte habituellement, a-t-il dit. C’est la plus rapide que j’aie jamais portée et je vais continuer à nager avec.”

Son entraîneur Bob Bowman s’est fait beaucoup plus clair sur la question des combinaisons: “J’aimerais voir la FINA faire un pas vers une standardisation. Je sais bien que les nageurs qui battent tous ces records travaillent très dur. Mais il est clair que certaines progressions chronométriques ne découlent pas d’une amélioration normale des performances. Il faut trouver une solution.”

Fin avril aux Championnats de France, Alain Bernard a battu le record du monde du 100 m libre (46.94) avec une combinaison Arena nouvelle génération, non homologuée par la Fina. Frédérick Bousquet a lui battu le record du monde du 50 m libre (20.94) avec la très controversée “Jaked”, combinaison faite en polyuréthane – matériau gainant qui favorise la flottabilité – et qui sera interdite par la Fina à compter du 1er janvier.

Au total, 26 des 33 records de France battus lors de ces Championnats l’ont été avec la Jaked.

L’Australian Eamon Sullivan, privé de ses records du monde (non encore homologués) par les deux Français, attend beaucoup de la Fina: “Elle va enfin établir des règles sur l’épaisseur des combinaisons, les matérieux à utiliser et leur flottabilité. J’espère que ça va remettre tout le monde sur un pied d’égalité.”

Un avis pas forcément partagé par l’Américaine Mary Descenza, championne du monde en titre du 200 m papillon en petit bassin. “Quand les lunettes sont arrivées, c’était aussi à titre expérimental, dit-elle. La technologie, c’est le progrès, c’est bon pour le sport. C’est bien de voir ces records battus et ce ne sont pas les combinaisons qui les battent, ce sont les athlètes.”

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