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NBA: Rodrigue Beaubois, le nouveau Tony Parker

Le profil et la trajectoire de Rodrigue Beaubois, la nouvelle attraction française en NBA, font immanquablement penser à Tony Parker mais les différences restent nombreuses alors que l’arrière de Dallas et le meneur de San Antonio se retrouvent dimanche au premier tour des play-offs.

Beaubois est-il le nouveau Parker? Depuis un soir de mars où l’ancien Choletais a claqué 40 points à la défense passoire de Golden State, c’est soudain devenu la question qui agite le petit bocal du basket français.

Voilà deux petits “Frenchies”, plutôt frêles et pas bien grands (1,86 m pour Parker, 1,83 m pour Beaubois) qui, sans peur ni reproche, slaloment entre les armoires à glace de la NBA à la vitesse d’un dragster.

L’émergence de Beaubois, combinée à la saison difficile de Parker, a même encouragé certains à parler de passation de pouvoir, ce qui a eu le don d’en énerver d’autres. A l’image de Jacques Monclar, ancien international et entraîneur reconverti dans le commentaire qui insiste: “Il ne faut pas les opposer, ils peuvent jouer ensemble.”

Parker ne dit pas autre chose: “C’est clair que les gens vont nous comparer mais Rodrigue a son propre style et j’ai hâte qu’on joue ensemble en équipe de France”, ce qui relève pour l’instant du pur fantasme.

Si Parker et Beaubois aiment tous deux se définir comme des “meneurs scoreurs”, le premier est davantage un vrai meneur de jeu, alors que le second est souvent aligné comme arrière, spécialiste du tir. Le Guadeloupéen possède un shoot plus fiable et s’affirme, avec ses bras télescopiques, comme un défenseur hors pair. Mais Parker est un joueur plus complet, plus intrépide aussi sous les panneaux.

Malgré les similitudes (physique, culot, talent,…), les différences sont nombreuses entre ces deux faux jumeaux. Arrivé en NBA à 19 ans, Parker a été propulsé dans le cinq de départ dès son cinquième match et a été titulaire dans 655 de ses 668 matches dans la Ligue américaine.

“Un grand avenir”

Beaubois en revanche doit la plupart du temps se contenter de miettes et attendre la blessure d’un titulaire pour briller. Sa trajectoire est moins fulgurante. Il avait déjà 21 ans lorsqu’il est arrivé en NBA et a passé 12,5 minutes de moyenne sur le terrain lors de sa première saison régulière. A comparer avec les 29,5 minutes de Parker lors de son année “rookie”.

“Je ne sais jamais si je joue, ce n’est pas facile. Il faut que je me tienne prêt à tout moment”, raconte Beaubois qui, à cet égard, a fait preuve d’une belle maturité en étant productif en très peu de temps (7,1 points de moyenne).

“C’est un joueur très très talentueux qui, sans avoir beaucoup de temps de jeu, s’est très bien adapté au jeu NBA et à son équipe”, applaudit Parker. Mais, alors que le meneur des Spurs a été responsabilisé d’entrée, son jeune compatriote est encore en phase d’apprentissage aux côtés du vétéran Jason Kidd, qui lui prédit “un grand avenir dans la Ligue”.

Les deux joueurs présentent surtout un palmarès incomparable. Parker c’est trois bagues NBA, trois sélections au All-Star Game et un titre de meilleur joueur des finales. Beaubois a encore tout à prouver. “C’est impressionnant ce que Tony a fait en NBA, ça nous encourage tous, nous les Français”, dit le Guadeloupéen au sujet de son aîné qui, pour l’instant, représente d’abord un modèle plutôt qu’un joueur à qui se comparer.

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