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“New York c’est un rêve, la Mecque du marathon”

Ils courent, ils courent les Français du marathon : Jean-Pierre, Michel et Bruno, trois Bordelais qui travaillent chez Dassault Aviation ont pris l’avion pour venir courir dimanche le 39ème marathon de New York, en pleine campagne présidentielle.

Un parcours de 42km à travers les cinq “boroughs” de New York, de Staten Island à Central Park, en traversant le Verrazano Bridge : le marathon de New York attire tous les ans, en Novembre, une foule de coureurs (37 000 l’an dernier). Et une belle visite touristique en perspective pour les participants venus spécialement de l’étranger.

Jean-Pierre Argenton en est à son 12ème marathon, mais celui de New York, a quelque chose de spécial. “New York c’est un rêve, la Mecque du marathon”, s’entousiasme-t-il. Il a décidé de s’offrir l’expérience en cadeau pour ses 40 ans. Son collègue Michel Simian, 47 ans, l’a suivi. Après avoir débuté par le marathon de Paris, il en est à son 7ème. “New York, c’est encore au-dessus! De la folie, paraît-il, on va s’en prendre plein les yeux!”. Le débutant du groupe, Bruno Hiribarren, 44ans, qui va courrir cette année son premier marathon, s’est laissé tenter “après pas mal d’hésitations”. Il s’est dit: “si tu n’en fais qu’un, autant faire le plus beau!»

Un objectif pour les marathoniens bordelais: terminer la course. En moins de 3h30 pour Jean-Pierre Argenton, entre 3h50 et 4h10 pour Michel Simian. Trois mois de préparation contraignante à raison de 4 ou 5 entrainements par semaine ont précédé leur voyage, durant lesquels “la pression montait”. “Le matin du marathon on se demande en général ce qu’on fait là”, explique Michel Simian. “On se projette déjà dans l’arrivée, on se dit pourvu qu’on y arrive”, dit Jean-Pierre, qui a bien failli tout annuler à cause d’une blessure au mollet. Tous trois appréhendent d’abandonner pour cause de blessure. “Même avec de l’expéerience, on n’est pas à l’abri d’une casse”.On finira en rampant!”, ajoute Jean-Pierre Argenton en riant.

“Ça sera une grande joie de l’avoir fait, une grande joie d’être ici et de vivre des moments très personnels”, anticipe Michel Simian. “J’espère que ça sera encore plus beau que Paris”, souhaite Jean-Pierre Argenton, qui se souvient de la foule, du soleil et de l’Arc de Triomphe de la capitale.

Les trois amis et leurs épouses ont fait du tourisme en attendant dimanche, mais en évitant de trop se fatiguer. L’impatience monte avec la pression. Ils sont plaisamment surpris de la fraternité et de l’esprit positif qui règne à la Grosse Pomme, à la veille de la course. Ils s’imaginaient la ville “moins soft”. “Finalement, dans un marathon, on est tous frères “, conclue Michel Simian. Les trois “frères” se donnent rendez vous sur la ligne d’arrivée.

 

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