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New York Film Festival: en tête-à-tête avec les plus grands cinéastes

A l’occasion de la 50e édition du New York Film Festival (du 28 septembre au 14 octobre), l’INA présente la célèbre collection “Cinéastes de notre temps” et “Cinéma de notre temps” d’André Labarthe, 31 portraits de grands personnages du septième art.

Quel cinéphile n’a pas rêvé de pique-niquer avec Jean Renoir, déambuler la nuit dans les rues de New York avec Abel Ferrara, partager un repas avec la famille de Martin Scorsese, et parler champ-contrechamp avec ces monstres sacrés du cinéma ? A l’initiative du cinéaste et ancien critique aux Cahiers du Cinéma André Labarthe, près de cent documentaires tournés depuis 1964 plongent dans l’intimité des grands réalisateurs. Des films cultes pour les cinéphiles, témoins d’une époque où les stars du septième art étaient encore accessibles et avaient la parole libre.

Diffusée au centre Pompidou l’année dernière, cette incroyable série de documentaires a été présentée en personne par André Labarthe à New York ce mercredi. Ravi d’expliquer sa démarche aux Américains, ce grand amateur de la Nouvelle Vague espère que sa collection va continuer à s’agrandir sans trahir son idée de départ. “Il y a encore des grands cinéastes en 2012. Mais il faut du temps pour s’en apercevoir. Par exemple John Waters, dont on ne comprend qu’aujourd’hui l’image essentielle qu’il renvoie de la société américaine. On découvre toujours des cinéastes qu’on avait pourtant sous nos yeux”.

La série s’intéresse aux auteurs déjà reconnus comme aux réalisateurs à l’époque à la marge. “C’est quand même nous qui avons fait découvrir aux Américains Alfred Hitchock et Jerry Lewis. Ça m’avait frappé la première fois que j’étais aux Etats-Unis de voir l’ignorance dans laquelle les Américains étaient vis à vis de leur propre cinéma.” André Labarthe veut croire que c’est du côté de la France qu’il faut chercher les successeurs des Truffaut et Godard. “Il y a beaucoup de talentueux jeunes cinéastes français. C’est toujours surprenant parce que l’on ne sait pas d’où ils surgissent. Ils ont en commun de bien connaître l’histoire du cinéma”.

Persuadé qu’un bon cinéaste est souvent un grand cinéphile, il est néanmoins sceptique sur la nouvelle génération de réalisateurs en France. “Quand on va à la Femis (une des grandes écoles de cinéma en France), on s’aperçoit qu’il n’y en a pas un qui a mis les pieds à la Cinémathèque française. Ça paraît incroyable. Ils apprennent le cinéma mais ils ne connaissent rien à son histoire. Ils regardent les longs-métrages récents parce que ce sont ces films-là qui seront leurs concurrents !”

Pour les nostalgiques d’un cinéma d’auteur, rendez-vous au New York Film Festival pour 31 films mythiques sur les grands réalisateurs du 20e siècle.

 

Pour la programmation complète : filmlinc.com

Horaires de trois documentaires de la collection réalisés par André Labarthe :

Jerry Lewis, le 11 octobre à 20h30

The Scorsese machine, le 8 octobre à 20h30

Samuel Fuller, independent filmmaker, le 13 octobre à 18h15.

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