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New York, laboratoire du français

Depuis quelques années, les projets d’éducation francophone foisonnent à New York. Le français a fait une percée dans les écoles publiques grâce au développement de programmes bilingues en primaire. Une bouffée d’oxygène pour la communauté francophone new-yorkaise qui dispose désormais d’une plus grande variété d’options. Enquête.

Au commencement, il y avait le Lycée Français. Le mythique établisse- ment privé de l’Upper East Side, fondé en 1935, a pendant longtemps été le principal ga- rant de l’éducation française à New York, avec quelques autres écoles privées. « Quand je suis arrivé en 2001, il y avait trois écoles françaises privées – le Lycée Français, la French-American School of New York (FASNY) et le Lyceum Kennedy – auxquelles on pouvait ajouter l’école internationale des Nations unies (UNIS) », se souvient Fabrice Jaumont, attaché linguistique à l’ambassade de France à New York. « Mais de nombreuses jeunes familles françaises se sont installées à New York récemment, entraînant l’apparition de nouvelles écoles privées et des premiers programmes bilingues dans les écoles publiques. »

L’éducation francophone à New York surfe sur la vague du bilinguisme. Depuis quelques années, l’offre s’est multipliée et diversifiée, au point de faire de la Grosse Pomme « un vivier, une sorte de laboratoire où tous les cas de figure de l’éducation bilingue français-anglais sont rassemblés dans un même lieu », souligne Catherine Pétillon, attachée de coopération éducative à l’ambassade de France à Washington. Écoles privées, publiques ou à charte…  Ces différentes options répondent mieux aux besoins de la communauté française et fran- cophone de la ville, qui a pris conscience de son poids (on compte environ 60 000 Français à New York) pour ouvrir une brèche dans le public. « À New York, il n’y a pas de volonté spécifique d’ouvrir des classes bilingues français-anglais » poursuit Catherine Pétillon. «Tout est parti des associations de parents d’élèves qui ont revendiqué leur présence et prouvé l’utilité d’ouvrir ces classes. »

Le mouvement a démarré avec la création de l’association de parents d’élèves

Éducation Française à New York (EFNY) aux alentours de 2004. « Des parents se sont rassemblés en constatant qu’il n’y avait pas assez d’options d’éducation francophone », raconte la présidente de l’association Catherine Poisson. « Les gens riches ou aisés pouvaient mettre leurs enfants au Lycée Fran- çais quand ils n’étaient pas sur liste d’attente, et ceux qui n’avaient pas les moyens abandonnaient, sans que personne ne dise rien ! » EFNY a rapidement compris que la meil- leure approche consistait à démarcher directement les directeurs d’écoles publiques, qui ont plus de pouvoir décisionnel à New York qu’ailleurs. Un modus operandi en deux temps s’est instauré : « Les parents démontrent aux directeurs d’école qu’il y a suffisamment de familles intéressées. L’ambassade intervient en deuxième vague avec un appui financier, logistique et politique qui apporte de la crédibilité à leur demande », décrit Fabrice Jaumont.

En 2007, les trois premiers programmes bilingues français-anglais dans le public ont ouvert à PS 58 (Brooklyn), PS 125 (Harlem) et MS22 (Bronx). Depuis, PS 73 (Bronx), PS 84 (Upper West Side) et PS 151 (Queens) ont emboîté le pas. Chaque année, ces écoles ouvrent un nouveau niveau : le nombre de classes n’a cessé d’augmenter, passant de 12 à 20 entre 2008 et 2009, pour atteindre plus de 25 à la rentrée 2010. Face à la réussite de certaines classes, d’autres projets sont ac- tuellement en cours, notamment à PS 84 (Williamsburg) et PS 133 (Park Slope), à Brooklyn. « J’ai inscrit ma fille en Pre-K à PS 84 seulement parce que j’ai l’espoir qu’une classe bilingue s’ouvrira l’année prochaine », explique Léa Sloan, une des mamans les plus impliquées dans le projet. Même si le chemin est long et sinueux, les parents savent désormais avec l’expérience quels sont les meilleurs atouts pour ouvrir une classe bilingue dans une école. En s’adressant à une école en difficulté, ils ont plus de chance de convaincre un directeur qui verrait dans un tel programme l’opportunité de redresser l’image de l’établissement et d’attirer des élèves. Une méthode progressive, appliquée cette année à PS 133, consiste à mettre d’abord en place des classes d’afterschool (cours ad- ditionnels) en français pendant un an pour tâter le terrain avant d’installer un programme d’immersion.

La success story de PS 58

Les programmes se multiplient, mais ils n’ont pas tous les mêmes motivations et perfor- mances, car ils dépendent beaucoup des be- soins de leur communauté. Le programme de PS 58, premier projet porté par EFNY, est le symbole de la réussite des classes bi- lingues dans les écoles publiques. Le succès fut immédiat pour l’école située à Carroll Gardens (Brooklyn) : « À l’ouverture de la première classe de Kindergarten on a eu deux fois plus de demandes que de places disponibles », raconte Marie Bouteillon, enseignante et désormais coordinatrice du programme bilingue. « L’année suivante on a ouvert deux classes de CP au lieu d’une et deux classes de Kindergarten. On est passé de 24 à 100 élèves, et depuis on grandit de deux classes de 25 élèves par an.Aujourd’hui on a plus du double de de- mandes que de places disponibles. » L’école a acquis une réputation et une dimension considérables en trois ans, passant de 280 à 800 élèves: « La première année, nous avons ac- cepté des familles qui n’étaient pas dans la zone », se souvient la directrice Giselle McGee. « Mais l’année suivante, ce nombre s’est restreint et désormais seuls les gens habitant dans le quart- ier peuvent entrer dans l’école. C’est incroyable ! » Des parents déménagent pour se rapprocher de l’école et le quartier parle de plus en plus français, « presque trop ! » sourit Catherine Poisson, fière de cette réussite.

L’origine d’un programme ne découle pas toujours d’une demande des parents. La même année que PS 58, la Junior High School 22 du Bronx a elle aussi ouvert un programme bilingue, mais le projet n’était pas porté par EFNY. C’est Shimon Waron- ker, directeur du collège arrivé quelques an- nées auparavant, qui a eu l’idée d’instaurer ce programme : « Nous avions six étudiants originaires de pays d’Afrique francophone qui ne parlaient que le français. Ils avaient beaucoup de problèmes au sein du collège et nous cher- chions un moyen de les résoudre », explique M. Waronker. « Nous avons tenté beaucoup de choses qui n’ont pas marché, puis nous nous sommes rendus compte que leur force et leur apport à la communauté était leur langue. Nous nous sommes associés avec l’ambassade française et nous avons lancé le programme. Ces étu- diants qui étaient des marginaux sont devenus des superstars. » Le collège du Bronx a connu un redressement spectaculaire sous la hou- lette de M. Waronker. Il a été retiré de la liste des douze écoles les plus dangereuses de la ville et a vu son absentéisme baisser de manière drastique : « Le programme bilingue a ouvert des portes pour les élèves francophones qui se sont sentis mieux dans leur peau et pour toute l’école qui a été enrichie par leur présence. Cette école était très violente avant, mais, grâce au programme, les élèves ont réussi à dépasser leurs différences », poursuit Shimon Waronker. À l’image du collège du Bronx, d’autres écoles ont gagné en réputation et en qualité grâce à leur programme bilingue, attirant non seulement les familles francophones mais aussi américaines.

Programmes en danger

Tous les programmes n’ont pourtant pas le même succès. PS 125, à Harlem, est la troisième école publique pionnière dans le domaine des programmes bilingues français-anglais. C’est le Department of Education (DOE) qui a décidé de lancer un programme dans cette école située à proximité de « Little Sénégal » et de foyers francophones. Paradoxalement, le programme a souffert du manque de francophones inscrits, à cause notamment de problèmes de communication. Or dans l’idéal les classes bilingues doivent être constituées de 50% d’anglophones et 50% de francophones. « Sans les francophones, c’est très difficile de maintenir un programme bilingue », explique l’enseignante de PS 58 Marie Bouteillon, « car les enfants s’entraident et apprennent plus de leurs camarades que des enseignants… L’interaction entre les enfants des deux langues est très importante. » PS 125 a dû poursuiv- re son programme sans ouvrir de classe de Kindergarten l’an dernier, et un nouveau coup dur lui a été porté cette année avec l’ouverture de la New York French-Amer- ican Charter School à deux rues (voir en- cadréP.18).Au moment où nous mettions sous presse, à quelques jours de la rentrée, la directrice de PS 125 Rafaela Espinal ne savait pas officiellement combien d’élèves se présenteraient, et croisait les doigts pour que ses classes bilingues se maintiennent. Le programme de PS 151 dans le Queens, ouvert en 2009, souffre des mêmes maux. Un peu juste au niveau du nombre de francophones inscrits, l’école n’a pas compensé le départ de quelques familles pendant l’été: « J’ai besoin de quatre élèves francophones supplé- mentaires pour sauver le programme » explique le directeur Jason Goldner, qui comptait sur une augmentation du nombre d’inscrits en septembre pour pouvoir maintenir ses trois classes bilingues, de Kindergarten à 2nd grade.

Des parents prêts à tout

Le manque d’élèves des écoles de Harlem et du Queens est paradoxal au regard du trop plein de demandes d’éducation française ailleurs – notamment à Brooklyn – et des efforts parfois titanesques que déploient les parents pour inscrire leurs enfants dans les programmes bilingues existants. « Je veux vraiment que mon fils ait une éducation bilingue pour qu’il puisse communiquer avec sa famille quand nous irons en Afrique ou en France », justifie Yasmine Ouedraogo, New-Yorkaise d’origine burkinabé qui a inscrit son fils à l’école à charte de Harlem après avoir tout tenté. « J’ai écrit aux directeurs de toutes les écoles de NewYork qui proposent un programme en français, (soit une quinzaine d’écoles), mais en vain car nous étions souvent hors zone. J’ai ensuite obtenu une bourse pour le Lycée Français, mais elle ne couvrait que $3000 sur $23 000 de frais d’inscription. Finalement je déménage à Harlem, ce qui n’est pas facile pour moi car j’habite à Brooklyn depuis 7 ans et j’ai tous mes amis là-bas. Mais je fais ce sacrifice pour l’éducation de mon fils. »

Pascale Harent, dont le fils de cinq ans entre en Kindergarten, n’a rien laissé au hasard pour offrir à son fils les meilleures chances de réussite au test d’entrée pour les francophones du programme très demandé de PS 58 : « Mon fils a une baby-sitter française depuis qu’il est tout petit et passe près de deux mois en France chaque été. On l’a inscrit dans une preschool française et il suivait en plus des cours de français une à deux fois par semaine dans le privé. On l’a aussi inscrit au programme d’afterschool de PS 58. Au final il a été accepté ! » La coordinatrice du programme Marie Bouteillon a pu constater un changement dans l’attitude des parents depuis trois ans. Ces derniers font désormais de réels efforts pour s’adresser le plus souvent en français à leurs enfants et pour développer leur langue maternelle afin de les pré- parer au bilinguisme.

L’éventualité de retourner un jour en France ou tout simplement la perspective d’avoir des enfants biculturels constituent des sources de motivation : « Les programmes bilingues encouragent l’ouverture d’esprit et j’ai envie que mes enfants soient tolérants envers les autres cultures » affirme Aurélie.

Dexter, une maman qui soutient le projet de PS 133 pour y inscrire ses enfants. « Et surtout je ne veux pas avoir de problèmes de communication avec eux lorsque je leur parle en français. » L’attrait pour le bilinguisme, qui tourne parfois à l’obsession, explique l’importante implication des parents, que ce soit dans les démarches pour ouvrir des classes, dans les programmes d’afterschool, le soutien à la maison ou même dans l’achat des livres.

Les Français ne sont pas les seuls à vouloir inscrire leurs enfants aux programmes bilingues. Gizelle Jacobs, mère anglophone de deux enfants inscrits au programme de PS 58, fait partie des parents les plus dynamiques : « Le bilinguisme, c’est un cadeau que je veux donner à mes enfants. J’ai appris le français dans ma jeunesse et je trouvais que c’était un grand avantage de connaître une autre langue. C’est un enrichissement pour toute la famille ! » Comme Mme Jacobs, de nombreuses fa- milles américaines sont séduites par les programmes bilingues en français. « Les programmes d’immersion sont considérés comme des programmes d’excellence aux États-Unis », explique Catherine Pétillon de l’ambassade. « Les Américains sont attirés par ces programmes car c’est la meilleure façon de former les élèves au  niveau linguistique mais aussi intellectuel et culturel. » Cette année, la première génération d’élèves des programmes bilingues français- anglais vont passer les tests de 3rd grade du cursus américain. Une bonne occasion de vérifier si ces programmes aboutissent à de meilleurs résultats que l’enseignement monolingue, comme le pensent les spécia- listes et acteurs du milieu. « C’est une année charnière » annonce Marie Bouteillon. « Nous nous y préparons et je pense que nos élèves vont bien réussir. Mais il y a un peu de stress c’est sûr ! » La directrice de PS 58 Gi- selle McGee n’y va pas par quatre chemins : « Nous devons faire en sorte d’obtenir de bons résultats aux tests pour que les parents restent dans ce programme. »

De la place pour tout le monde

Pour les parents, pouvoir offrir gratuitement une éducation bilingue à leurs enfants est une aubaine, surtout dans un contexte de crise. « Entrer à PS 58 c’est comme si on avait gagné la loterie !Toutes mes amies m’ont appelée pour me féliciter ! » se réjouit Pascale Harent. « L’école publique, c’était notre objectif depuis longtemps et financièrement c’est vraiment un soulagement. J’ai beaucoup d’amis qui se deman- dent s’il ne vont pas rentrer en France parce qu’ils ne peuvent pas payer des sommes mirobolantes pour l’éducation de leurs enfants: dans le privé, il faut compter minimum 1500 euros par mois pour chaque enfant ! Notre fils avait été accepté au Lycée Français mais on ne pouvait pas se per- mettre de payer 2200 euros par mois. » Natacha Aubier-Hatch, dont la fille Kira, 8 ans, est inscrite au programme de PS 58, renchérit : « L’accès au bilinguisme ne doit pas être seule- ment réservé aux plus riches. C’est une chance d’avoir l’option du public. Si l’inscription à PS 58 n’avait pas marché, j’aurais tenté de trouver d’autres solutions pour ma fille, mais la plupart coûtent cher. »

L’inscription dans une école publique est donc souvent une nécessité, parfois un choix éducatif ou constitue une solution de secours pour des gens qui n’ont pas pu trouver de place dans une école privée. Sur ce dernier cas de figure, l’attachée de coopération éducative Catherine Pétillon s’inquiète d’un possible amalgame des différentes offres : « Quand on paye pour entrer au Lycée Français, on paye pour le programme de l’Éducation nationale. Dans les Public Schools, c’est le programme américain qui est enseigné. Ce n’est pas le même produit ! Je crains que les Français se fassent des illusions en croyant qu’ils vont avoir le même type d’éducation dans une école publique et au Lycée français. »

La démultiplication de l’offre ne soulève pas seulement la question de la différence entre les programmes, mais aussi celle de la concurrence entre toutes ces écoles en termes d’élèves et de financement. « J’ai un peu peur que l’ouverture de trop de nouveaux programmes ait un impact négatif sur les projets d’éducation francophone à New York », avoue Fabrice Jaumont de l’ambassade.« Si on se tire dans les pattes et que des programmes bilingues ferment parce que les parents vont s’inscrire ail- leurs, quel message envoie-t-on ? Les Français vont avoir la réputation d’être volatiles, de ne pas s’engager… Il y a toujours de bonnes raisons d’ouvrir un programme mais je pense aussi qu’il ne faut pas être trop gourmand. » Une inquiétude que ne partage pas tout le monde. « Il n’y a pas de compétition entre les programmes, il ne faut pas polariser les projets les uns contre les autres », affirme par exemple Catherine Poisson d’EFNY. « Les gens qui vont au Lycée Français ne sont pas les mêmes que ceux qui vont dans les classes bilingues du public. À New York il y a de la place pour plein de projets et à l’heure actuelle on est encore loin d’avoir une diversité de choix suffisante pour tous les fran- cophones.» Certaine zones restent par ex- emple dépourvues de programmes publics d’immersion en français. Daniel Mlanao, parent d’élève à Harlem, regrette que l’offre soit déséquilibrée géographiquement : « À PS 58 ils ont tellement d’élèves qu’ils sont forcés d’en rejeter. Ce sera bientôt le cas à PS 84 dans l’Upper West Side, alors que d’autres, comme PS 125, n’en ont pas assez. J’aimerais qu’il existe une vraie communauté de langue francophone pour qu’il y ait une coordination intelligente et que tout le monde soit gagnant.»

Des défis à venir

Pour la présidente d’EFNY Catherine Poisson, les classes bilingues dans les écoles publiques ne sont pas une fin en soi, mais une étape supplémentaire vers l’objectif originel de l’association: la création d’une école internationale publique proposant du français. Cette école offrirait un enseignement bilingue de la maternelle au bac international. « C’est hallucinant qu’une telle école n’existe pas dans une ville comme New York ! » s’indigne Catherine Poisson. EFNY s’est vite rendu compte du coût énorme d’un tel projet. En attendant de pouvoir éventuellement réaliser ce rêve, l’association doit déjà assurer la continuité de son effort entamé dans les écoles publiques. Cela passe par l’ouverture de programmes bilingues dans les Middle Schools (collège) pour que les élèves issus des classes d’immersion du primaire puissent poursuivre leur apprentissage. Les démarches sont bien avancées à Brooklyn, où plusieurs directeurs – conscients de l’impact du programme de PS 58 – ont manifesté leur intérêt. Mais la question va se poser pour tous les programmes de New York dans trois ou quatre ans lorsque les élèves de la première génération vont terminer leur année de 5th grade. « Ce serait vraiment du gâchis si les enfants n’avaient plus rien après la fin de leur parcours en primaire. En leur état actuel les Middle Schools ne sont pas du tout préparées à accueillir des élèves bilingues ! » s’inquiète Catherine Pétillon. Le plus gros défi consiste à trouver des profes- seurs capables d’enseigner en français une disci- pline spécifique comme l’histoire-géographie. EFNY est donc loin d’avoir fini son travail, mais l’association peut être déjà « fière d’avoir lancé la question de l’éducation en français dans le public à NewYork », comme le dit sa présidente.

Dans ce paysage de l’éducation en français à New York, un nouveau modèle est prêt à tout bouleverser: le trilinguisme. Shimon Waronker, le directeur à poigne qui a redressé le col- lège de MS 22 dans le Bronx, s’est lancé un nouveau défi : révolutionner le modèle d’éducation des États-Unis. Après un an pas- sé à Harvard à préparer son projet,Waronk- er ouvre cette année la « New American Academy » à Crown Heights (Brooklyn), une école publique trilingue où les enfants apprendront en même temps l’anglais, le français et l’espagnol. Les classes compteront quatre enseignants pour 60 élèves. Cette initiative est soutenue par Joel Klein, le chancelier à l’Éducation de la ville de New York. Après une année de test, le projet prévoit l’ouverture de dix écoles l’année prochaine et vingt dans deux ans ! Le laboratoire new- yorkais de l’éducation n’a jamais été aussi fertile et les Français – désormais bien ancrés dans le paysage – peuvent s’en réjouir.

Ont collaboré à cet article : Selin Yasar, Guénola Pellen, Margot Perrier, Michael Da Costa et Jean-Cosme Delaloye.

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