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Newt Gingrich, 68 ans, nouvelle star des primaires républicaines

Les projecteurs vont se braquer mardi soir lors d’un débat télévisé sur Newt Gingrich, candidat à l’investiture républicaine pour la présidentielle américaine de 2012, fort d’une importante poussée dans les sondages.

M. Gingrich, artisan de la nouvelle droite américaine dans les années 1990 et ancien président de la Chambre des représentants sous Bill Clinton, a détrôné le favori de la course Mitt Romney, selon un sondage publié mardi. Ses adversaires devraient ainsi multiplier les attaques à son encontre lors du débat de mardi à l’Heritage Fondation, un cercle de réflexion conservateur de Washington.

Des révélations sur sa vie privée, son adultère avoué et ses deux divorces ont terni la réputation de M. Gingrich à la fin des années 1990. La semaine dernière il avait dû rejeter des accusations de lobbying en faveur de Freddie Mac, groupe de financement de prêts immobiliers. Selon des informations de presse, il aurait touché de celui-ci 1,6 million de dollars entre 1999 et 2008. Les huit candidats républicains participeront à partir de 20H00 GMT (O1H00 GMT) au nouveau débat, organisé sous les hospices de la chaîne CNN, autour des questions de sécurité nationale.

Les discussions devraient notamment aborder la question de la dette américaine, qui a franchi la barre des 15.000 milliards de dollars. La crise de la dette américaine est considérée par beaucoup de responsables politiques comme un problème de sécurité nationale. Après l’échec annoncé lundi de la “super-commission” du Congrès chargée de faire des propositions en matière de réductions budgétaires, les candidats devraient se prononcer sur la mise en oeuvre automatique découlant de cet échec de réductions des dépenses à hauteur de 1.200 milliards de dollars sur dix ans. Parmi ces réductions figurent 600 milliards de dollars pour la défense, ce qui inquiète les républicains.

Selon un sondage national de l’Université Quinnipiac réalisé auprès de sympathisants républicains, M. Gingrich arrive en tête avec 26% des intentions de vote, contre 22% pour M. Romney. Dans le cas d’un duel entre MM. Gingrich et Romney, le premier devancerait même le second de 10 points (49% contre 39%). Pourtant, dans un autre volet du sondage réalisé auprès d’électeurs de tous bords, les Américains considèrent M. Romney comme étant le candidat le plus à même de battre Barack Obama. 44% d’entre eux voteraient ainsi pour lui, contre 45% pour M. Obama.

Quant à Herman Cain, ancienne coqueluche des républicains, ses bourdes et les accusations de scandale sexuel portés à son encontre l’ont fait chuter dans les intentions de vote de 30% à 14%.

M. Gingrich, qui plafonnait encore à 10% le 2 novembre, est le dernier candidat en date “à se hisser au sommet, propulsé par les conservateurs qui restent sceptiques au sujet du gouverneur Mitt Romney”, estime Peter Brown de l’Université Quinnipiac. “La question pour Gingrich est de savoir s’il est seulement la dernière tendance du mois ou s’il peut se maintenir à ce niveau” de popularité.

Ce sondage a été réalisé auprès de 2.552 électeurs entre le 15 et le 20 novembre, avec une marge d’erreur de plus ou moins 1,9%. Sur les questions concernant la primaire républicaine, 1.039 sympathisants républicains ont répondu, avec une marge d’erreur de plus ou moins 3%.

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