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Nicolas Sarkozy aux Français de New York : « J’ai besoin de votre soutien »

Hier, Nicolas Sarkozy s’est adressé à la communauté française de New York. Devant 3000 personnes, il a prononcé un véritable discours de candidat évoquant tour à tour l’Otan, les attentats du 11-Septembre, la crise financière et sa relation avec Barack Obama. Retour sur cet échange avec les Français présents dans la salle. Plus d’images de la soirée  ici.

« Je suis content de voir que le président des États-Unis s’intéresse à ce qu’il se passe ailleurs dans le monde, » a déclaré Nicolas Sarkozy au Manhattan Center, lors de la rencontre avec la communauté française de New York. La réception avait lieu ce mercredi 23 septembre en marge du discours du président français à la tribune de l’ONU et avant le sommet du G20 de Pittsburgh, prévu aujourd’hui.

Un discours où il a été question des grandes problématiques actuelles : crise financière, colonisation d’Israël, relation avec Barack Obama, climat. Le président, qui s’est défendu de prononcer un discours de politique, a pourtant prononcé un véritable discours de candidat, dans lequel il a appelé les 3000 personnes présentes à le soutenir. La communauté française a pu acclamer Carla Sarkozy, celle qui « donne une tellement belle image de notre pays », selon la formule du président.

Pourtant les critiques contre le capitalisme sans règles et sans régulation n’ont pas manqué durant le discours : « Il y a un an, Lehman Brothers, une banque américaine, faisait faillite et plongeait le monde dans l’état où il se trouve aujourd’hui, je ne vois pas pourquoi aujourd’hui, ceux qui prennent tant de risque en investissant l’argent des autres, ne seraient pas responsables de leurs actes », a déclaré Nicolas Sarkozy. Un discours prononcé devant les financiers de New York et qui a laissé un arrière-goût à certains, à l’instar de David Lifchitz, trader à New York pour qui « la crise financière n’est pas uniquement due aux seuls financiers et traders ». Des propos repris par Mathieu Chapigny, un chef d’entreprise de 33 ans qui a apprécié l’allusion faite au 11-Septembre et à la ville de New York qui a dû se reconstruire dans son ensemble mais qui a déploré lui aussi « la stigmatisation des financiers dans la crise financière mondiale actuelle ».

Véritable attraction de la soirée – même si elle ne prit pas la parole – Carla Bruni-Sarkozy est apparue très solidaire de son mari en approuvant chacune de ses paroles. Ce fut surtout une attraction pour les Français présents sur place qui l’acclamèrent à la prononciation de son nom. C’est sur la scène du Radio City Hall de New York que Carla avait repris, il y a deux mois, le cours de sa carrière de chanteuse en participant à la soirée d’anniversaire de Nelson Mandela. « Je suis là pour voir Carla Bruni-Sarkozy avant tout car mon mari l’apprécie particulièrement, » a déclaré Catherine Fraiture, ancien professeur de français au Lycée Kennedy de New York. « Ça m’a fait plaisir de le voir, lui, en vrai même si son discours n’avait rien de très original, un discours d’homme politique classique », a déclaré Elisa Nimtzow.

« C’est intéressant de voir le président qui vient à New York pour parler avec les gens de la communauté française », a expliqué pour sa part Jeanine Efthimiou, une Française qui s’est installée à New York il y a 13 ans. Cette mère de deux enfants était présente à la réception avec son mari Chris. « Je n’avais jamais vu un président en face », assure-t-il. « Barack Obama et Nicolas Sarkozy sont différents, (…) mais je pense qu’ils ont quand même beaucoup d’idées en commun ».

Alexis Dahan avait, lui, envie de « voir des Français » jeudi soir en venant à la réception de Nicolas Sarkozy. Le jeune photographe a dit ne pas fréquenter souvent les événements communautaires, mais que la présence du chef de l’État l’avait convaincu de venir : « L’individu ne m’intéresse pas du tout », a-t-il glissé. « Mais la personne du président est assez intéressante à venir voir ». Pour Pascal Lamour, un Français qui travaille dans la finance, le discours de Nicolas Sarkozy « a été relativement performant, surtout à la fin où il y avait un peu moins de généralités et où il était plus proche de la problématique des Français de New York ».

Globalement, la mission séduction de Nicolas Sarkozy a marché à merveille durant la soirée. Aujourd’hui et vendredi, les chefs d’État et de gouvernement des vingt premières économies du monde se réunissent à Pittsburgh pour leur troisième G20, après ceux de Washington, le 15 novembre 2008, et Londres, le 1er avril 2009.

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