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Nicolas Sarkozy promet sur TF1 une baisse du chômage dans les mois à venir

A deux mois d’un scrutin régional qui s’annonce difficile pour son camp, Nicolas Sarkozy s’est efforcé lundi soir sur TF1 de rassurer les Français obnubilés par les effets de la crise en leur promettant une baisse du chômage dans les mois à venir.

Lors d’un long face-à-face inédit avec onze personnes sélectionnées par la “une”, le chef de l’Etat a assuré à l’une, chômeuse de 26 ans, que la tendance continue à la dégradation de la situation de l’emploi allait “se retourner”.

“La France a pris de plein fouet” la crise économique, mais elle a “résisté plutôt mieux que les autres”, a-t-il assuré en défendant la politique gouvernementale, “je sais que dans les semaines et les mois qui viennent, vous verrez reculer le chômage dans notre pays”. “La stratégie économique va porter ses fruits”, a promis le président.

Avant ce dialogue qui a largement excédé l’heure prévue, Nicolas Sarkozy a répondu aux questions d’actualité lors du JT de Laurence Ferrari, notamment la polémique suscitée par le cumul des fonctions d’Henri Proglio à la tête d’EDF et à la présidence non exécutive de Veolia.

Après avoir longuement défendu les qualités du nouveau patron du géant de l’électricité, il a assuré que cette double casquette serait provisoire. “Lorsque la transition sera faite, il se consacrera à 100% à ses fonctions” à la tête d’EDF.

Evoquant la délicate réforme des retraites, le président s’est engagé à prendre “avant la fin de l’année” des décisions qui “concerneront tout le monde”, salariés du privé comme agents publics, et à “garantir la pérennité” du système par répartition.

Au chapitre international, le chef des armées a une nouvelle fois exclu d’envoyer “de nouveaux soldats combattants” en Afghanistan, à trois jours d’une conférence sur ce dossier à Londres. Mais des renforts pour notamment former l’armée afghane, “pourquoi pas ?”.

Très ferme contre les “assassins”, “criminels”, “esclavagistes” responsables de l’arrivée d’une centaine de clandestins débarqués en Corse vendredi, il a affirmé que ces immigrants, dont la justice a ordonné la remise en liberté, seraient “raccompagnés chez eux”.

Après cet exercice classique, le chef de l’Etat a longuement répondu aux interrogations de ses onze questionneurs d’un soir, “coachés” par le populaire présentateur du “13 Heures” Jean-Pierre Pernaut, leur répétant des arguments rodés lors de son marathon des voeux de janvier.

A un syndicaliste CGT d’un sous-traitant automobile, très accrocheur, il a confirmé qu’une partie de la future Clio de Renault serait produite en France et non exclusivement en Turquie. A un chef d’entreprise se plaignant des banques, il a redit qu’elles devaient “faire leur travail”.

“Je ne laisserai pas mourir l’agriculture française”, a-t-il promis à une productrice de lait étranglée par la chute des cours. Il a confirmé à un professeur d’économie qu’il ne pouvait “transiger” sur le principe du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux.

Ce débat a été critiqué avec vigueur au PS: “émission totalement affligeante”, pour Claude Bartolone, “discours démissionnaire” pour Benoît Hamon. Cécile Duflot (Verts) a parlé de propos “paternaliste”.

Mais le Premier ministre François Fillon a salué “la force et le pragmatisme de son engagement” et l’UMP a vanté un “langage de vérité”.

Alors un second mandat ? “J’ai un bail de cinq ans”, a relevé le président. “A moi d’en faire le bail le plus utile pour la France. On verra à ce moment-là s’il s’agit de faire un stop ou encore”.

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