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Nicolas Sarkozy rompt avec les traditions

Nicolas Sarkozy a déclaré qu’il n’accorderait “pas d’amnistie collective” ni de “grâce collective”, traditionnellement octroyées par le chef de l’Etat français avant la fête nationale du 14 juillet, dans une interview au Journal du Dimanche.
“C’est une évolution de taille” et “c’est ma conception de la République. Je ne ferai pas d’amnistie collective et je n’accorderai pas de grâce collective”, a affirmé le chef de l’Etat, partisan d’une plus grande sévérité de la justice envers les criminels et les délinquants, notamment récidivistes.


 


Quant au fait de savoir s’il y aurait des grâces individuelles cette année, il a répondu: “Comment le dire à l’avance ? Chaque cas est un cas de conscience”.
Il y a un peu plus d’un an alors qu’il était ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy avait déclaré que “l’une des premières choses” qu’il ferait en tant que chef de l’Etat “serait de supprimer le droit de grâce et d’amnistie”.


Le Président de la République française ne donnera pas non plus  la traditionnelle interview télévisée à l’occasion du 14 juillet à laquelle sacrifiaient ses prédécesseurs à l’Elysée, ni même de conférence de presse avant la fête nationale. En revanche, le chef de l’Etat doit s’exprimer le 12 juillet à Epinal sur les questions institutionnelles.


 


M. Martinon, porte parole de l”Elysée a par ailleurs confirmé jeudi 5 juillet que des détachements des 26 autres pays de l’Union Européenne participeraient au traditionnel défilé militaire. Pour donner à ce 14 juillet une forte tonalité européenne, le Premier ministre portugais José Socrates, président en exercice de l’Union européenne, José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, Hans-Gert Pöttering, le président du Parlement européen, et Javier Solana, Haut représentant de l’UE pour la politique étrangère, ont été invités à assister aux festivités par le président Sarkozy.

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