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Nicole Garcia revient sur son enfance algérienne

A travers l’histoire d’une rencontre qui bouleverse soudainement la vie d’un paisible père de famille, Nicole Garcia, dans “Un balcon sur la mer” (mercredi sur les écrans), lève le voile sur une partie douloureuse de son enfance algérienne sur fond de guerre.

Dans ce “thriller des sentiments”, comme le qualifie la réalisatrice Nicole Garcia, Marc (Jean Dujardin) interprète un agent immobilier du sud de la France qui mène une vie paisible aux côtés de son épouse (Sandrine Kiberlain). Au hasard d’une vente, il rencontre une femme dont il tombe vite sous le charme. Son visage lui est familier et il pense avoir retrouvé Cathy (Marie-Josée Croze), l’amour de ses douze ans, qu’il avait dû quitter lors de son départ précipité d’Algérie, à la fin de la guerre d’indépendance. Commence alors pour Marc une enquête pour retrouver la véritable d’identité de cette femme mystérieuse qui, inconsciemment, le fait replonger dans un passé douloureux qu’il avait préféré enfouir depuis longtemps. Au fil des minutes, le scénario, co-écrit par Nicole Garcia et Jacques Fieschi, perd cependant en cohérence et traîne un peu en longueur, l’histoire mystérieuse du personnage de Cathy se doublant d’une sombre affaire d’escroquerie immobilière.
Heureusement, le duo Jean Dujardin-Marie-Josée Croze fonctionne parfaitement. L’acteur a très bien su endosser le costume du père de famille tranquille peu à peu happé par cette femme fatale, particulièrement bien campé par l’actrice canadienne. Les images, tournées des deux côtés de la Méditerranée, montrent l’attachement particulier de la réalisatrice pour ce pays, l’Algérie, dont, comme le dit un personnage du film, “il ne fallait pas parler car c’était interdit, comme s’il fallait se sentir coupable”. “Cette histoire aurait pu se passer ailleurs qu’en Algérie. Il se trouve que c’est là où je suis née et c’est peut-être pour ça que j’ai fait le film”, reconnaît l’actrice-réalisatrice qui a grandi là-bas. “Moi j’ai un rapport intranquille à mon enfance. (…) J’ai longtemps résisté à y situer l’enfance des personnages. C’était trop direct de toucher à cette partie de ma biographie. Comme si je continuais de tourner le dos à cette partie de mon enfance”, explique Nicole Garcia, qui avait présenté “Un balcon sur la mer” lors du festival du film de Sarlat (Dordogne), en novembre.


 

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