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Niqab au volant: l’avocat refuse d’entrer dans le débat ouvert par Brice Hortefeux

L’avocat de la jeune femme verbalisée début avril à Nantes parce qu’elle conduisait avec un niqab, Me Jean-Michel Pollono, s’est refusé samedi à entrer dans le débat sur son conjoint désigné, vendredi soir, notamment comme polygame par le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux.

“Je ne rentre pas dans ce débat. La jeune femme est venue me voir pour une contravention, pour le reste je me refuse à défendre”, a souligné Me Pollono interrogé par l’AFP.

Avec l’intervention du ministre de l’Intérieur, “on entre dans le domaine politique. Je ne rentre pas sur ce territoire là”, a poursuivi l’avocat, spécialisé dans les délits de la route, les divorces et les procédures civiles.

Anne, un prénom d’emprunt, 31 ans conteste le fait d’avoir été verbalisée au volant revêtue d’un niqab pour “circulation dans des conditions non aisées”, le fonctionnaire de police ayant estimé que son champ de vision était réduit.

Lors d’une conférence de presse vendredi dans une boucherie-épicerie Halal “El Kaouthar” dans un quartier populaire de Nantes, Anne a soutenu que le fonctionnaire “n’avait pas le droit” de la verbaliser.

A ses côtés, un homme supposé être son conjoint par les personnes sur place, mais qui a refusé de se déclarer comme tel. Alors qu’il était filmé par de nombreuses caméras de télévision, l’homme a indiqué souhaiter conserver l’anonymat, précisant son identité par les deux lettres “HL”. Il a indiqué, en outre, vouloir monter une association pour la construction d’une mosquée dans la région

Vendredi soir, le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a écrit à son collègue de l’immigration, Eric Besson, pour lui demander d’étudier l’éventuelle déchéance de sa nationalité française du conjoint d’Anne pour polygamie et fraude aux aides sociales.

Interrogé samedi par l’AFP, la préfecture de Loire-Atlantique s’est refusée à tout commentaire depuis que le ministre de l’Intérieur a demandé au préfet de “faire sans délai, toutes les diligences utiles, auprès du Parquet et des services sociaux, pour réprimer, le cas échéant, les faits de polygamie et de fraude aux aides sociales qui ont été signalés”.

 

 

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