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Nouvelle expédition pour retrouver l’avion mythique l’Oiseau blanc

Une nouvelle expédition sera lancée à partir du 15 mai pour tenter de retrouver les traces de l’Oiseau blanc, l’avion de Charles Nungesser et François Coli. Ces deux aviateurs furent les premiers à tenter de traverser l’Atlantique de Paris à New York, sans emporter ni radio ni parachute, avant de disparaître le 8 mai 1927. Le 21 mai de la même année, Charles Lindbergh réussissait le premier à franchir l’océan en avion, avant de se poser à l’aéroport du Bourget.

Les recherches dureront trois semaines et seront menées par l’équipe de Bernard Decré, passionné d’aviation et fondateur de l’association “La Recherche de l’Oiseau blanc” en 2007. Lors d’une présentation pour la presse à l’ambassade de France le 8 mai, M. Decré est revenu sur l’histoire de cette tentative périlleuse. Selon lui, l’engin de Nungesser et Coli, ne pouvant arriver à destination à New York, aurait tenté un amerrissage au large de Saint-Pierre et Miquelon. Trompée par un épais brouillard, l’hélice de l’avion aurait heurté l’eau, provoquant la dislocation de l’appareil. Selon des témoignages de pêcheurs, les pilotes auraient ensuite appelé à l’aide, avant de mourir noyés. Si cette hypothèse se confirme, l’histoire de l’aviation serait alors réécrite. Nungesser et Coli auraient réussi l’exploit d’avoir franchi l’Atlantique avant Charles Lindbergh.

Au cours de ses recherches d’archives en France et à la National Archives and Records Administration à Washington D.C., M. Decré a découvert plusieurs documents qui attestent de la présence de morceaux d’ailes d’avion entre Saint-Pierre et Sable Island, dépendante du Canada. Il n’a cependant pas encore pu entrer en possession de ces débris. Avec son équipe de chasseurs d’épaves, il prévoit de scruter les fonds marins d’une cinquantaine de mètres de profondeur, sur une surface d’environ 15 km2.

Après des recherches infructueuses l’année dernière, M. Decré sera cette fois-ci équipé d’un sonar multifaisceau, et d’un magnétomètre capable de détecter le métal. L’expédition coûterait environ 150 000 euros pour l’année. La majeure partie est financée par l’entreprise aéronautique et de défense Safran, qui est aussi à la recherche d’une trace de sa propre histoire. L’avion était équipé d’un moteur Lorraine-Dietrich. Après sa faillite, cette entreprise a été rachetée par Gnome et Rhône en 1941, elle-même nationalisée au sein de la Société nationale d’étude et de construction de moteurs d’aviation (Snecma), ancêtre de Safran (2005).

Une cérémonie aura lieu à St-Pierre le 31 mai pour rendre hommage aux courageux pilotes. Des fleurs seront déposées sur la mer par Erik Lindbergh, petit-fils de Charles Lindbergh.

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