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Nucléaire : le chef de la diplomatie iranienne optimiste sur l’application de l’accord de Genève

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, s’est dit mercredi optimiste sur la prochaine mise en application de l’accord nucléaire de Genève, à la veille d’une nouvelle réunion sur cette question entre Téhéran, l’Union européenne, et peut-être les Etats-Unis.

“Les négociations nucléaires se poursuivent avec sérieux et une forte volonté politique”, a-t-il écrit sur sa page Facebook, ajoutant que les longues négociations techniques entre les experts iraniens et ceux du groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) avaient eu “des résultats positifs”.

Son adjoint Abbas Araghchi, chargé des discussions techniques sur l’application de l’accord conclu fin novembre entre l’Iran et les grandes puissances, doit rencontrer jeudi et vendredi à Genève Helga Schmid, adjointe de la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton qui mène les négociations au nom du 5+1. Ils doivent notamment régler plusieurs questions “de nature politique” selon les responsables iraniens, afin de s’accorder sur la date à laquelle l’accord commencera à être mis en oeuvre. Les experts des deux camps ont proposé en début d’année la date du 20 janvier.

M. Araghchi a évoqué une possible présence de la numéro trois de la diplomatie américaine, la sous-secrétaire d’Etat pour les Affaires politiques Wendy Sherman, à cette rencontre Iran-UE sur le nucléaire. “Nous avons appris que Madame Wendy Sherman a fait part de son désir de s’arrêter à Genève sur sa route vers Moscou, et il est possible que nous ayons une rencontre tripartite”, a déclaré M. Araghchi, selon des propos rapportés par les agences de presse Fars et Isna.

Les Etats-Unis jouent un rôle de plus en plus important dans l’accord nucléaire entre l’Iran et les grandes puissances. Ces négociations ont été l’occasion de discussions directes entre les responsables iraniens et américains, rompant avec près de 35 ans de froid entre les deux pays. L’accord de Genève prévoit entre autres qu’il n’y aura pas de nouvelles sanctions contre l’Iran durant une période intérimaire de six mois pendant laquelle Téhéran a accepté de geler le développement de ses activités nucléaires sensibles.

L’objectif est de trouver un accord définitif avec l’Iran, soupçonné, malgré ses dénégations, de chercher à se doter de l’arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil. M. Zarif a souligné que l’Iran était “très sérieux” dans sa volonté de poursuivre les négociations après l’entrée en vigueur de l’accord de six mois, pour obtenir “un accord global”.

 

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