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Obama, les républicains, et la torture

Le président américain Barack Obama a contredit dimanche les candidats à l’investiture républicaine pour la Maison Blanche qui se sont dits partisans du recours à la simulation de noyade dans “la guerre contre le terrorisme”.

Lors d’un débat télévisé samedi, plusieurs des huit impétrants à la succession de M. Obama ont critiqué le président sortant pour avoir interdit dès son arrivée au pouvoir le recours à la simulation de noyade, connue sous le nom de “supplice de la baignoire”, comme technique d’interrogatoire. “Ils ont tort. La simulation de noyade, c’est de la torture”, a rétorqué le président des Etats-Unis lors d’une conférence de presse à Hawaii à l’issue du sommet du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (Apec).

Cette forme d’interrogatoire utilisée sous la présidence de son prédécesseur George W. Bush “est contraire aux traditions de l’Amérique. Elle est contraire à notre idéal”, a poursuivi M. Obama. “Ce n’est pas ainsi que nous nous comportons. Nous n’en avons pas besoin pour poursuivre la guerre contre le terrorisme. Et nous avons bien fait d’abolir cette technique”. “Si nous voulons diriger le monde, cela passe en partie par le bon exemple. Quiconque comprend ce qu’est la simulation de noyade comprend qu’il s’agit de torture”, a ajouté le président.

Interrogés lors de leur dixième débat télévisé, les candidats potentiels à la présidentielle de novembre 2012 se sont montrés divisés samedi sur les moyens de lutte contre le terrorisme, plusieurs d’entre eux se disant favorables à la noyade simulée. L’homme d’affaires Herman Cain a dit qu’il considèrait le supplice de la baignoire comme une “technique d’interrogatoire poussée”, à l’instar de l’administration Bush, et non comme de la torture. L’ultra-conservatrice Michele Bachmann a jugé que cette méthode avait permis d’obtenir des informations et devait être rétablie. “C’est comme si nous avions décidé que nous voulions perdre la guerre contre le terrorisme sous le président Obama. Ce n’est pas ma stratégie”, a-t-elle lancé.

 

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