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Oscars: la belle victoire de “Logorama”, court-métrage français

“On est contents, on est fiers, on est impressionnés… On se sent tout petits !” a confié lundi soir à l’AFP Ludovic Houplain, l’un des trois réalisateurs français du film “Logorama”, couronné de l’Oscar du meilleur court-métrage d’animation, la veille à Hollywood.

“On était étonnés, on pensait que Nick Park aurait l’Oscar. Il nous a fallu trois minutes pour réaliser que nous avions gagné. C’est seulement en recevant les appels et les SMS de France qu’on a commencé à réaliser”, a-t-il affirmé au téléphone, depuis l’aéroport de Los Angeles.

“On est contents, on est fiers, on est impressionnés… On se sent tout petits !” a ajouté en riant, avant de s’envoler vers la France, le co-auteur de “Logorama” avec François Alaux et Hervé de Crecy.

“C’était un show à l’américaine organisé au millimètre, avec un tas de gardes du corps, où des centaines de gens vous congratulent”, a-t-il dit à propos de la cérémonie dans la Mecque du cinéma américain.

Drôle et parodique, “Logorama” met en scène une ville de Los Angeles cannibalisée par les marques publicitaires, où des panneaux géants font figure de bâtiments et des mascottes d’enseignes, de héros. Quelque 2.500 logos y apparaissent, sans qu’aucune autorisation n’ait été sollicitée.

“C’est un film subversif, sur la mondialisation, un film qui parle à tout le monde”, estime Ludovic Houplain, 40 ans, qui au sein du collectif H5 fondé en 1999,

signe aussi des films publicitaires et des vidéoclips.

“Nous avons fait un film que les Américains n’osent pas faire par peur des lois et des avocats. Nous en avions ras-le-bol de cette censure qui interdit de toucher aux marques. Ce film est un hymne à la liberté d’expression ! Et s’il circule, copié sur internet, personnellement ça ne me dérange pas”, a-t-il dit.

Aucune des marques de produits et d’entreprises mises en scène n’a protesté à ce jour et le court métrage d’une quinzaine de minutes — réalisé en cinq ans, grâce au soutien de la société Mikros et de Canal+ –, n’a fait l’objet d’aucune poursuite.

“Logorama”, qui s’achève dans un cataclysme réduisant à néant la Cité des Anges s’est notamment imposé face à un autre film français, “French Roast” de Fabrice O. Joubert et à l’Espagnol “La Dama et la muerte”, produit par Antonio Banderas.

 

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