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Ouverture du Sommet de la Francophonie

Le XIIème sommet de la Francophonie s’est ouvert vendredi 17 octobre à Québec. De nombreux chefs d’Etat ont fait le déplacement, dont Nicolas Sarkozy qui était en chemin vers Camp David, où il rencontrera samedi George W. Bush. En marge des festivités du Sommet, on a parlé de la crise économique.

Des hélicoptères tournent en rond dans le ciel habituellement tranquille de Québec. Des périmètres de sécurité la quadrillent de part en part. La seule ville fortifiée des Amériques, au nord du Mexique, se retrouve prise d’assaut par des contingents d’hommes politiques, de diplomates, d’agents de sécurité et de journalistes et devrait, selon toute vraisemblance, le rester jusqu’à dimanche, date de clôture du Sommet.

Nicolas Sarkozy, président français et invité d’honneur, est arrivé ce matin à 11h et devrait repartir demain matin pour Camp David, où il rencontrera son homologue américain, George W. Bush, dans le cadre d’une réflexion commune sur la crise économique. Le plus haut représentant de la Francophonie a débuté son séjour éclair à Québec par la co-signature, à 15h, avec le premier ministre québécois, Jean Charest, d’accords-cadres devant faciliter la reconnaissance mutuelle des diplômes de certaines professions (Ingénieurs, arpenteurs- géomètres, médecins, pharmaciens, architectes, avocats ou encore sages femmes) ainsi que la mobilité de la main d’œuvre entre la France et le Québec. “Nous venons de poser une pierre fondatrice dans les relations Québec-France. Et c’est sur ces pierres que pourra s’appuyer un nouvel accord transatlantique entre le Canada et l’Union européenne”, a déclaré Jean Charest qui a qualifié M. Sarkozy de “réformateur persévérant”.

A 16h, le Président de la République était attendu pour inaugurer le tout nouveau Centre de la Francophonie des Amériques, dans le vénérable bâtiment du Musée de l’Amérique française, l’un des plus vieux musées d’Amérique du Nord. L’intérieur du centre, cadeau de 2 millions d’euros (2,8 millions de dollars) de la France à la ville de Québec pour son 400ème anniversaire, a été conçu par deux architectes français, Franklin Azzi et Paul Armand Grether, et s’inscrit dans une volonté d’affirmer la Francophonie dans une modernité plurielle et en mouvement. Les deux architectes, qui, lorsqu’on leur pose la question, se définissent comme des enfants de la francophonie (Azzi est d’origine libanaise, Grether d’origine suisse), ont imaginé un cockpit futuriste et caméléon, dont les murs noirs recouverts d’un matériau technologique intelligent, peuvent s’adapter à toute forme de projets visuels et artistiques. Le projet a été retenu, à l’unanimité, par un jury franco-québécois, présidé par Jean-Pierre Raffarin. L’ancien premier ministre, lui aussi, assistait à l’inauguration. Le nouveau lieu ouvrira ses portes au public dimanche matin et proposera au public un parcours de découverte interactif autour de la Francophonie.

Mais le centre n’a pas qu’une vocation muséale. Sa première mission, à en croire son directeur, Michel Robitaille, « c’est de souder l’ensemble, aujourd’hui épart des communautés francophones des Amériques, une réalité humaine de plus de 30 millions de personnes. » Pour ce faire, le centre a mis en place un portail virtuel communautaire, véritable « Facebook » de la francophonie des Amériques. « Ce portail, parce qu’il abolit les frontières, va permettre à tous les francophones (et francophiles) en Amérique, de conforter leur identité dans un sentiment d’appartenance à une communauté riche et plurielle. », se réjouit Michel Robitaille.

En marge des réjouissances, Nicolas Sarkozy, a rappelé dans son discours, lors de la cérémonie d’inauguration du Sommet, que la réponse à la crise économique ne pouvait être que globale et a invité la Francophonie à se rassembler pour “faire entendre sa voix pour penser autrement l’organisation de l’économie réelle.”

Demain matin, François Fillon prendra la relève de Nicolas Sarkozy pour la menée des travaux sur les enjeux actuels de la Francophonie. Si les traditionnels thèmes de défense de la langue française, de l’Etat de droit et de l’environnement sont à l’ordre du jour, on devrait également, et peut être surtout cette année, parler économie.

 

 

 

 

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