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Patrick Rimoux « illumine » la francophonie à New York

Les services culturels de l’ambassade de France à New York ont offert leurs murs jeudi soir au « sculpteur de lumière » français, Patrick Rimoux, pour une installation exclusive et éphémère à l’occasion de la journée internationale de la francophonie. Rencontre avec un artiste « viral » et un promoteur poétique de la francophonie.


Pour une soirée et une soirée seulement, la façade de la Payne Whitney mansion, qui abrite les services culturels de l’ambassade de France à New York, a été le lieu d’une installation lumineuse et poétique, conçu par le Français Patrick Rimoux et dédiée à la francophonie. Deux puissants projecteurs ont reflété jeudi jusqu’à tard dans la nuit, sur la façade du 972 5th Avenue, des vidéos combinant effets visuels et extraits de textes de poètes francophones des Amériques, comme le Martiniquais Aimé Césaire et le Québécois Gaston Miron. L’intérieur de l’ambassade a lui aussi été mis en lumière pour les invités d’une soirée dédiée à la francophonie, organisée par les services culturels.

Ce projet new-yorkais constitue le pendant éphémère d’une installation pérenne, conçue pour le nouveau Centre de la francophonie des Amériques de Québec, auquel Pascal Rimoux a offert ses premières couleurs le 18 octobre dernier.  « Je suis content de pouvoir transposer ma création à New York et de continuer de promouvoir ainsi la francophonie des Amériques », explique-t-il. « Les services culturels m’ont demandé de faire cette installation en voyant ce qui avait été fait à Québec. Mon travail se répand comme un virus. »

Ce sculpteur de lumière, qui se définit aussi volontiers comme « tailleur d’ombre » – « ce qu’on choisit de ne pas montrer est finalement aussi important que ce que l’on éclaire », déclare-t-il – a fait ses classes en France. Une double formation, scientifique et artistique, à l’École Normale Supérieure de Bessières, d’abord, où il étudie les nouvelles technologies, puis aux Beaux-Arts de Paris, en sculpture. « J’ai commencé à sculpter tout petit, je revendique d’ailleurs plutôt cet héritage que celui de la grande école d’ingénieur… », précise-t-il.

Et pourtant, son travail est aussi et peut-être d’abord une science. Entre ses nombreux projets d’urbanisme et ses collaborations artistiques – il travaille aussi pour le cinéma et le théâtre -, il développe aujourd’hui des nouveaux systèmes de lampes qui « consomment très peu et durent plus longtemps ». Artiste ou scientifique, Patrick Rimoux se définit de toute façon comme un touche-à-tout. « Le travail de la lumière touche à une multitude de champs et de disciplines. J’aime la transversalité. Et cela est bien mieux valorisé aux États-Unis, où personne ne veut vous coller une étiquette. Vous avez le droit de tout faire. » Ce droit américain à la transversalité, Patrick Rimoux le prend, plutôt deux fois qu’une. Il sera d’ailleurs probablement de retour à New York, dans le cadre d’une installation cet été au musée MOMA-PS1, dans le Queens.

Infos pratiques :

Patrick Rimoux illumine les services culturels de l’ambassade de France

Un événement rendu possible grâce au concours des services culturels/consulats français, québecois, belge, suisse et canadien.

Jeudi 19 mars de 19h à 1h du matin

972 5th avenue, New York

www.patrickrimoux.fr

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