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Philippe Lalliot: «Consul général de France à New York, c’est un privilège !»

Philippe Lalliot est arrivé il y a une semaine à New York pour remplacer Guy Yelda au poste de consul général de France. À l’âge de 43 ans, ce père de trois enfants n’en est pas à sa première expatriation sur le sol américain. Il a reçu France-Amérique dans son bureau de l’Upper East Side, en toute décontraction.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre parcours ?

J’ai une formation assez classique. J’ai passé mon baccalauréat à Narbonne. Je suis ensuite monté à Paris pour faire une classe préparatoire au lycée Henry IV, puis j’ai étudié à l’École normale supérieure, à Sciences-po, et enfin à l’ENA de 1994-1996. Je suis entré au Quai d’Orsay pour rejoindre la direction des affaires juridiques. De 2001 à 2005, j’ai été premier secrétaire à l’ambassade de France à Washington, avant de retrouver Bruxelles, en tant que deuxième conseiller à la représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne. Au bout d’un an seulement, je suis retourné à Paris pour occuper le poste de chargé de mission auprès du secrétaire général du Quai d’Orsay.

Comment s’est passée votre nomination au poste de consul général de France à New York ?

J’ai appris très tardivement ma nomination. Il y a une procédure de sélection au Quai d’Orsay. Il examine le vivier pour les postes vacants. Des propositions sont soumises aux ministres mais les nominations se font ensuite par le président de République. Mais la procédure est variable selon les postes. Généralement, on est nominé pour une période de un an à quatre ans.

Devenir consul général à New York, c’est une promotion ?

Certainement. Je le considère plus que comme une promotion, c’est un privilège ! Je n’en aurais pas rêvé. En plus, le consulat général à New York a un statut un peu particulier de par son histoire. Outre sa fonction consulaire, il a un rôle de rayonnement et d’influence plus accentué que dans d’autres consulats. C’est ce qui fait le charme de travailler ici !

Est-ce que vous connaissiez New York ?

J’y ai vécu six mois plus jeune lorsque j’étais à la mission française des Nations unies. Lorsque j’habitais à Washington, j’y revenais souvent passer des week-end. J’aime les États-Unis dans son ensemble mais New York c’est très particulier.

Vous venez juste d’arriver, mais quels sont vos projets prioritaires ?

Concernant l’attitude générale à adopter, je pense qu’il faut exercer pleinement ces compétences. Il faut s’assurer que tout le volet consulaire est bien tenu et que la communauté française reçoit les services qu’elle doit recevoir. Puis, il faut aussi donner l’envie au gens de venir ici et nous nous devons d’être le relais.

Le prédécesseur de Guy Yelda, François Delattre, avait fortement contribué à renouer les liens entre la communauté juive de New York et la France. Est-ce que c’est un aspect essentiel à New York ?

Non seulement c’est essentiel mais c’est une de nos priorités. C’est plus facile maintenant qu’à l’époque de François Delattre, marquée par la guerre en Irak. Puis, il y a eu un changement trés net avec l’élection de Nicolas Sarkozy. Le président de la République a fait en sorte que les choses s’apaisent. Le contexte général est aujourd’hui plus serein. J’ai déjà pris contact avec un certain nombre de responsables de la communauté juive à New York.

Qu’est-ce qui définit selon vous un bon consul ?

Si je ne devais citer qu’une seule qualité, ce serait l’ouverture d’esprit. Sans cela, je vois mal comment on peut faire correctement son travail.

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