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Pierre-François Mourier quitte le consulat de San Francisco

Le consul général de France à San Francisco a fait ses adieux à la communauté française lors d’une réception organisée pour célébrer l’ajout de vols Air France entre Paris et San Francisco.

Le programme des festivités était chargé ce jeudi 3 juin à la résidence consulaire. Si l’objet principal de la réception était de faire la promotion de l’augmentation du nombre de vols Air France entre Paris et San Francisco cet été (3 vols hebdomadaires supplémentaires), l’événement coïncidait étrangement avec l’anniversaire de Pierre-François Mourier, ainsi qu’avec sa dernière soirée en tant que consul général de France à San Francisco. Entre deux petits fours, Pierre-François Mourier a accepté de revenir sur ce départ et le bilan de son mandat.

Vous partez demain pour la France, quelles seront vos nouvelles fonctions ?
Je quitte le consulat de San Francisco pour devenir directeur général adjoint du centre d’analyse stratégique, qu’on appelait encore récemment le Commissariat général du Plan. Il s’agit d’un service du Premier ministre qui est chargé de réfléchir à l’ensemble de la stratégie et de la prospective pour le gouvernement fran

çais, en lien avec l’Europe.

Quel bilan tirez-vous de votre mandat de consul général à San Francisco ?
Ce sont parmi les années professionnelles les plus riches que j’ai vécues jusqu’ici. Nous avons accueilli de nombreuses personnalités venues de France, ainsi que l’ambassadeur, des ministres, des députés et des sénateurs. Et puis nous avons eu à affronter des crises douloureuses : un accident de car terrible, la crise des cendres volcaniques, qui a été un espèce de pandémonium dans le ciel mondial. Tout cela m’a permis d’ajouter une nouvelle palette beaucoup plus pratique à mes compétences. Cela m’a beaucoup plu et j’ai eu l’impression de faire un métier utile, qui pouvait parfois changer la vie des gens.

Quels sont, selon vous, les enjeux qui persistent pour la France à San Francisco ?
La coopération universitaire devrait être encore renforcée. La crise du modèle universitaire californien est forte, en particulier le système UC (University of California). Je pense que c’est l’opportunité pour la France d’être encore plus présente qu’elle ne l’est dans les échanges inter-universitaires avec la Californie. Je crois aussi que la baisse de l’euro, si elle se confirme, va être difficile pour les Européens mais peut aussi être extraordinaire pour développer les exportations en direction, notamment, des États-Unis et de l’ensemble du Pacifique Nord-Ouest. Et je pense que la représentation consulaire peut beaucoup aider là-dessus.
Dans le domaine culturel, un autre enjeu est de continuer à prouver inlassablement que la France, ce n’est pas seulement les impressionnistes – même si l’exposition qu’il y a en ce moment à San Francisco est géniale – mais qu’il y a aussi des œuvres contemporaines françaises qui s’exportent de mieux en mieux.

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