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Plus de 300 000 internautes pour “My french film festival”

Le premier festival international de cinéma français en ligne a attiré 310 000 internautes de 171 pays dont, en tête, le Brésil, les Etats-Unis, la Russie, le Mexique et la France, selon UniFrance qui l’organisait et se dit prêt à y retourner.

Du 14 au 29 janvier, les cinéphiles, où qu’ils soient dans le monde ou presque, pouvaient accéder aux dix films en compétition (et dix courts-métrages), accessibles en dix langues – dont arabe, japonais, coréen ou russe – via les différentes plateformes qui ont hébergé myfrenchfilmfestival.com. Dans certains pays, le visionnage était gratuit et c’est d’ailleurs là qu’il a le mieux marché (Brésil, Russie, Colombie, Mexique…), relève mardi UniFrance, l’organisme chargé de promouvoir le cinéma français à l’étranger.

Les visionnages payants (40% environ) ont particulièrement bien marché aux Etats-Unis, en France, en Italie, en Espagne ou en Allemagne. “La gratuité était indispensable dans certains pays et par exemple, on savait que ça marcherait dans des pays comme la Russie ou le Brésil. Mais on imaginait pas à ce point”, se félicite Régine Hatchondo, directrice générale d’UniFrance, déjà convaincue de réitérer l’expérience l’an prochain.

Programmation pointue

La Russie, indique-t-elle, est “une véritable terre d’accueil pour les films hexagonaux, avec 48 films vendus l’an dernier: depuis dix ans, le cinéma français s’y défend particulièrement bien. En 2010, c’était le cinquième pays en nombre d’entrées et en 2009, le deuxième”. De même, le succès dans des pays comme les Etats-Unis, le Japon ou la Corée du sud était attendu, “car ce sont aussi des pays particulièrement bien équipés et habitués à la VOD”, la vidéo à la demande, rappelle-t-elle.

“Le Bal des Actrices”, de Maïwenn, avec une pléiade de belles comédiennes, a été le plus regardé, devant “Tout ce qui brille”, de Géraldine Nakache, qui a reçu le Prix du Public. La critique internationale a attribué le sien à “Qu’un seul tienne les autres suivront”, de Léa Fehner, et les blogueurs à “Espions”, de Nicolas Saada. La programmation, volontairement pointue, présentait des premiers et seconds films, dans l’ensemble peu vendus à l’étrangers afin de ne pas entrer en concurrence avec le réseau de distribution.

Pour la 2ème édition en ligne, UniFrance, qui a bénéficié du soutien du CNC (Centre national du cinéma) et des ambassades de France (notamment pour les traductions), souhaiterait lancer simultanément les films en salles dans quelques pays clés et les diffuser via les services culturels français à l’étranger.

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