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Plus d’un tiers des Français pour un retour au franc

Plus d’un tiers des Français (36%) est favorable à un retour au franc, et 45% estiment que l’euro est un handicap pour l’économie française, selon un sondage Ipsos/Logica réalisé pour l’association Lire la société, publié dans Le Monde daté de mardi.

Environ 36% des Français souhaitent que, dans les années qui viennent, la France sorte de la zone euro et repasse au franc, mais 60% souhaitent que la France reste dans la zone euro, tandis que 4% ne se prononcent pas, précise l’enquête. L’euro est “plutôt un handicap” pour l’économie française en général, estiment 45% des personnes interrogées, mais “plutôt un atout” pour 34% d’entre eux. Environ 16% pensent que l’euro est “ni un atout ni un handicap”, tandis que 5% ne se prononcent pas.

L’euro est “plutôt un handicap” pour faire face à la crise économique et financière actuelle des dettes publiques, estiment encore 44% des Français, mais elle est “plutôt un atout” pour 33% d’entre eux, et “ni un atout ni un handicap” pour 18% de Français, tandis que 5% ne se prononcent pas. La monnaie unique est encore “plutôt un handicap” pour le pouvoir d’achat, estime une large majorité de Français (62%). Elle est “ni un atout ni un handicap” pour 20% d’entre eux, et “plutôt un atout” pour 17%, tandis que 1% ne se prononce pas.

En revanche l’euro est “plutôt un atout” pour l’économie des pays membres de la zone euro, estiment 42% des Français, mais “plutôt un handicap” selon 34% d’entre eux. La monnaie unique est “ni un atout ni un handicap” pour 19% d’entre eux, tandis que 5% ne se prononcent pas. Les Français sont autant à considérer que l’euro est plutôt un atout (38%) et plutôt un handicap (38%) pour le commerce extérieur de la France. La monnaie unique est “ni un atout ni un handicap” pour 18% d’entre eux, tandis que 6% ne se prononcent pas.

A l’avenir, il faudrait “renforcer les pouvoirs de l’Union européenne en matière de politique budgétaire et fiscale”, estiment 49% des Français, alors que 37% considèrent qu’il faudrait plutôt “laisser plus de latitude aux Etats membres de l’Union européenne pour leur politique budgétaire”. Environ 11% ne se prononcent pas et 3% ne sont ni pour l’une ou l’autre des solutions.

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