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Poursuite de l’occupation d’une école maternelle par des parents en Essonne

Quelques dizaines de parents d’élèves et élus s’apprêtaient lundi soir à passer leur deuxième nuit dans une école maternelle de Boussy-Saint-Antoine pour demander une ouverture de classe, a constaté une journaliste de l’AFP.

Cinq tentes ont été installées dans un coin de la cour, les plus frileux dorment à l’intérieur. “Le campement est toujours en place, on continuera à dormir ici si on n’obtient pas satisfaction”, a précisé à l’AFP Romain Colas. Les cours ont eu lieu normalement lundi, a-t-il ajouté. Une soixantaine de parents d’élèves, enfants et élus ont passé la soirée dans la cour de l’école. Seuls certains parents et élus devaient dormir sur place. Karen Maitre-Schumacher, présidente de la FCPE maternelle et primaire de Boussy-saint-Antoine cite, en exemple des effectifs dans l’école, une classe de petits et moyens qui compte 33 élèves, ou encore une classe de tout petits (enfants de 2 ans et demi à trois ans) qui en compte 30. “C’est inadmissible. Ils n’ont jamais connu l’école. Il y a tout à leur expliquer. Même en garderie ou en centre aéré, il y a un adulte pour huit ou douze enfants”, s’insurge-t-elle. “Il n’y a pas de volonté de faire changer les choses. Puis, lorsque l’école publique sera défaillante, ceux qui auront les moyens mettront leurs enfants dans le privé”, prédit-elle.

Dans une communiqué de presse diffusé lundi, l’inspecteur d’académie a précisé que “le seuil d’ouverture d’une 6ème classe est fixé à 155”. “Jeudi 2 septembre, l’Inspectrice de l’Education nationale a constaté que 157 élèves étaient inscrits, mais que 153 élèves seulement étaient présents. Au regard du nombre d’élèves présents le seuil n’était donc pas atteint”, indique-t-il encore dans ce communiqué. Un comité technique paritaire doit se réunir jeudi à l’inspection académique de l’Essonne : “l’inspecteur d’académie pourra à cette occasion, éventuellement, prononcer une ouverture si les effectifs annoncés sont réellement garantis”.
“Nous avons le soutien du gouvernement. J’ai reçu à 18H00 un fax de Georges Tron (secrétaire d’Etat à la fonction publique et maire (UMP) de Draveil, en Essonne, ndlr), qui dit qu’au regard des chiffres annoncés, la demande paraît légitime, et qu’il va intervenir auprès de l’inspecteur académique”, se réjouit Romain Colas.

Dans la nuit de dimanche à lundi, environ 120 parents d’élèves et élus ont dormi sous des tentes, dans la cour de l’école maternelle Nérac, située en zone urbaine sensible. “Nous attendons de l’éducation nationale qu’elle applique les critères qu’elle a elle-même définis”, avait expliqué le maire. Des logements situés à proximité ont été mis en location, et de nouveaux élèves devraient rejoindre l’école : “Le risque est grand de voir des enfants de trois à six ans se retrouver dans les prochaines semaines à 34 ou 35 par classe”, avait-il assuré.

 

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