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Premier revers au Sénat pour la réforme de Wall Street

La réforme de la régulation financière voulue par Barack Obama a subi un revers au Sénat américain lundi. Le vote destiné à ouvrir les débats en séance plénière a échoué, à cause d’une opposition en bloc des élus républicains.

Dans un communiqué, le président Barack Obama s’est dit “profondément déçu que les républicains du Sénat aient voté en bloc contre le fait d’ouvrir un débat public sur la réforme de Wall Street”.

“Les Américains ne peuvent se permettre cela”, a ajouté le président qui a accusé certains républicains de retarder les débats pour “poursuivre les discussions derrière des portes closes, où les lobbyistes de l’industrie financière peuvent amoindrir la réforme ou bien la tuer”.

Le président a encouragé le Sénat à “se remettre au travail et à placer l’intérêt du pays devant celui des partis”.

Seuls 55 sénateurs démocrates et deux indépendants ont voté en faveur de l’ouverture des débats, soit 57 “oui”, alors que 60 étaient nécessaires.

Aucun des 41 élus républicains opposés au projet de loi en l’état, n’a voté en faveur de l’ouverture des débats.

Le démocrate Ben Nelson a voté contre.

Le chef de la majorité démocrate, Harry Reid, s’exprimant en dernier a également voté “non”, ce qui lui permet d’envisager une nouvelle tentative de faire approuver l’ouverture des débats à n’importe quel moment à une date ultérieure, selon les règles du Sénat.

Les républicains réclament plus de temps pour négocier certains détails du projet de loi destiné à empêcher une réédition de la crise financière de l’automne 2008 qui a plongé l’économie américaine dans la récession.

Ils s’opposent notamment à la mise en place d’un fonds de 50 milliards de dollars “prépayé” par les banques pour faire face à d’éventuelles difficultés.

A bientôt six mois des élections de mi-mandat, les discussions sur le sort de Wall Street s’intensifient à Washington, alors que selon un sondage Washington Post/ABC publié lundi, l’opinion américaine soutient à 65% contre 31% un renforcement du contrôle du système financier.

“La réforme de Wall Street est de la dynamite politique et les républicains viennent juste d’allumer la mèche”, a écrit dans un communiqué le sénateur Robert Menendez qui préside le comité de campagne sénatorial démocrate, en fustigeant la position des républicains qui se rangent “aux côtés des intérêts particuliers”.

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