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Présidentielle 2012: Les spéculations de Dominique Strauss-Kahn

Dominique Strauss-Kahn, personnalité politique préférée des Français, selon les sondages, a ouvert pour la première fois la porte à une candidature pour 2012, au moment où Martine Aubry, également au faîte de popularité, apparaît comme une présidentiable crédible.

“A ce jour, j’ai l’intention de faire mon mandat, mais si vous me demandez si, dans certaines circonstances, je pourrais me reposer cette question la réponse est oui, oui je pourrais me reposer cette question”, a déclaré sur RTL le patron du Fonds monétaire international dont le mandat court jusqu’en 2012.

Meilleur candidat PS dans les sondages

Sa réponse tranche avec ses habituelles formules lapidaires – “ce n’est pas mon sujet” – qu’il lançait à tout journaliste le pressant de préciser ses ambitions hexagonales. Mais, à ce stade, “la question ne se pose pour aucun des autres candidats potentiels à l’élection présidentielle, il n’y a aucune raison qu’elle se pose à moi”, a insisté celui qui, selon un dernier sondage Sofres, est en tête des personnalités politiques. Sa candidature, “à ce jour, ce n’est pas le plus probable, mais ce n’est vraiment pas impossible”, souligne Jean-Christophe Cambadélis, son lieutenant.

Le petit pas du patron du FMI intervient après un sondage IFOP, qui certes le place toujours comme meilleur candidat PS pour 2012, mais talonné de près par Martine Aubry. La première secrétaire est même plébiscitée par les sympathisants socialistes, appelés à prendre part à la primaire PS. “Tant qu’il y avait une affirmation de Martine Aubry comme patronne du PS cela convenait” à Strauss-Kahn, “mais dès lors qu’il se trouve à égalité avec elle dans des sondages, la dynamique peut lui échapper”, relève un responsable socialiste. D’où la nécessité d’ouvrir une “fenêtre”.

Pour François Micquet-Marty de Viavoice aussi, les propos de DSK “restent ambivalents”. “Il entretient le flou et c’est dans son intérêt”, à la fois pour décider en fonction du “contexte politique”, pour éviter d’être “identifié comme adversaire de Nicolas Sarkozy” et pour “entretenir le désir des Français”. “Le fait que notre adversaire Sarkozy ne sache pas qui est notre candidat est un avantage stratégique qu’il faut garder le plus longtemps possible”, estime aussi M. Cambadélis. Pour l’ex-numéro un PS, François Hollande, candidat à la primaire, Dominique Strauss-Kahn n’a “rien” révélé “de ses intentions”.

Aubry-DSK, le duel improbable

Y aura-t-il in fine, un match Aubry-DSK ? Claude Bartolone, proche de la première secrétaire, l’exclut totalement. “Il n’y aura jamais un affrontement DSK-Martine Aubry”. “Ils ne peuvent pas se présenter l’un contre l’autre, ce serait suicidaire. Les Français ne comprendraient pas”, renchérit un strauss-kahnien Pour l’heure, les deux ex-ministres du gouvernement Jospin font assaut d’amabilités: le patron du FMI a salué l’action de Martine Aubry qui “réussit très bien” et se dit ravi que ceux qui en doutaient “se retrouvent aujourd’hui le bec dans l’eau”.

Mme Aubry, de son côté, affirmait dimanche: “il n’y aura jamais de problème entre Dominique et moi”, “nous avons des valeurs communes qui nous amèneront à nous entendre toujours”. Leurs échanges de SMS avec smiley font les choux gras de la presse. Mais une candidature DSK bute sur le calendrier de la primaire: trop précoce il lui serait fatal. Mme Aubry a évoqué une fourchette large “entre mai et la fin de l’année” 2011.

Claude Bartolone précise jeudi que “la bonne période est le dernier trimestre de 2011” pour permettre à Dominique Strauss Kahn de piloter le G20 de la mi-2011. Mais, François Hollande revendique un scrutin en mai ou en juin 2011.

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