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Proche-Orient: Nicolas Sarkozy condamne les “violences inadmissibles” en France

Nicolas Sarkozy a fermement condamné lundi soir les “violences inadmissibles” commises en France “au prétexte” du conflit au Proche-Orient et assuré que ces crimes ne “resteraient pas impunis”, en présentant à l’Elysée ses voeux aux autorités religieuses.

Lors de cet entretien, le chef de l’Etat “a condamné avec la plus grande vigueur les violences inadmissibles commises, au prétexte de ce conflit, contre les personnes, contre les biens privés et les édifices religieux et assuré que ces faits ne resteraient pas impunis”, a indiqué l’Elysée dans un communiqué.

Il a également “exprimé sa plus vive solidarité envers les victimes directes et indirectes de ces comportements indignes de notre pays, indignes du XXIème siècle”, selon ce texte.

Nicolas Sarkozy a également “rappelé le principe fondamental d’indivisibilité de la République française et renouvelé sa volonté d’éviter toute transposition sur le territoire français d’un conflit international au règlement duquel la France oeuvre de toutes ses forces”.

Le président de la République a enfin “remercié et félicité tous les représentants des grandes religions de France, dont il a salué le rôle modérateur, pacificateur et rassembleur”.

Alors que l’offensive israélienne dans la bande de Gaza est entrée dans sa troisième semaine, plusieurs actes de malveillance ont visé ces derniers jours des synagogues en France, notamment à Schiltigheim (Bas-Rhin) et à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

Ces incidents ont été fermement condamnés par les communautés juive et arabe de France, qui multiplient les appels au calme pour éviter la contagion du conflit israélo-palestinien.

Les représentants des religions vont publier “dans les prochains jours” une déclaration commune concernant les événements au Proche-Orient, a dit le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la Conférence des évêques de France (CEF), à l’issue de l’entretien avec M. Sarkozy.

Le Grand rabbin de France, Gilles Bernheim, a souligné de son côté que le chef de l’Etat s’était dit heureux qu’une telle initiative vienne du monde religieux plutôt que du monde politique.

Mgr Vingt-Trois, le rabbin Bernheim et le président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Mohammed Moussaoui ont “salué les efforts du président de la République pour établir la paix” au Proche Orient et assuré “faire tout (leur) possible” pour éviter les violences en France.

“Nous en appelons au sens des responsabilités de nos concitoyens”, ont-ils dit. “Nous leur disons qu’on ne fait pas progresser la paix par la violence”, a ajouté le cardinal Vingt-Trois.

“Face à un tel conflit, il est évident que chacun éprouve de l’empathie pour telle ou telle partie (…) notre rôle, comme responsables religieux, est d’éviter que les positions se durcissent, il faut faire bouger les lignes et ne pas laisser croire qu’il y a les bons d’un côté et les méchants de l’autre”, a pour sa part assuré Gilles Bernheim.

“Les conflits extérieurs à la France ne doivent pas toucher et contaminer l’équilibre, la fraternité et la cohésion de la société française”, a pour sa part estimé le recteur de l’institut musulman de la Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur.

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