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Quand Nixon jugeait sévèrement le cambriolage du Watergate

Le président américain Richard Nixon avait qualifié de “stupide” le cambriolage avorté des bureaux du Watergate, un scandale qui devait entraîner sa chute infamante, selon des documents judiciaires rendus publics aux Etats-Unis.

Dans un témoignage devant un grand jury datant de 1975, le président raconte également, dix mois après avoir du démissionner de la Maison Blanche, sa colère lorsqu’il avait appris que 18,5 minutes avaient été effacées d’un enregistrement qui auraient pu montrer ce qu’il savait ou non du scandale d’espionnage politique. Celui-ci avait déclenché par le cambriolage raté des bureaux du Parti démocrate, rival des républicains de Nixon, dans l’immeuble du Watergate, à Washington, en juin 1972. Il s’était ensuite amplifié avec la tentative de la présidence d’étouffer l’affaire jusqu’à la démission de Nixon, un fait unique dans les annales américaines, en 1974.

Dans le nouveau témoignage publié jeudi par la Bibliothèque de la présidence Nixon en Californie à la suite d’une demande en justice, le président critique l’action du chef du FBI de l’époque, Patrick Gray, chargé de l’enquête sur l’affaire du Watergate et juge sévèrement l’opération. “Je trouve tragique qu’au moment de ce cambriolage stupide, incroyable, du Watergate, il ait pris les papiers du coffre-fort de Hunt et les ait brûlés”, dit-il en référence à Howard Hunt, un des “plombiers” de la Maison Blanche à l’origine du cambriolage.

Il laisse aussi éclater sa colère en apprenant que plus de 18 minutes de la bande ayant enregistré une réunion post-Watergate à la Maison Blanche qui auraient pu clarifier son rôle dans le scandale avaient été effacées. “J’ai quasiment piqué une crise”, dit-il.

Elu président en 1969, Nixon est mort en 1994, vingt ans après avoir démissionné pour éviter une destitution.

 

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