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Quatre élus s’indignent de la réforme sur les bourses scolaires

En réponse aux propos tenus par Corinne Narassiguin dans France-Amérique sur le nouveau système de bourses scolaires pour les Français de l’étranger, des élus locaux d’Amérique du Nord ont exprimé leur grande inquiétude pour les familles vivant aux Etats-Unis et au Canada.

Quatre élus de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) ont exprimé aujourd’hui leur crainte face à la nouvelle réforme du système des bourses scolaires dont l’application est prévue dès la rentrée 2013. Selon leurs estimations, “l’immense majorité des familles, quels que soient leurs revenus, seront touchées, certaines perdant plus de 50% de quotité de bourses”. Rappelons que selon la députée PS d’Amérique du Nord Corinne Narassiguin, le montant moyen des bourses scolaires pour les Français des Etats-Unis et du Canada devrait baisser d’environ 13%.

“Le montant des bourses assigné à chaque consulat se base sur l’indice Mercer qui n’est pas du tout en adéquation avec le coût de la vie actuel aux Etats-Unis”, affirme Franck Barrat, élu MoDem à l’AFE. “De plus, il ne prend pas en compte les disparités au sein d’une même zone consulaire. Vivre à Portland ou Downtown San Francisco a un coût bien différent.” Dans un communiqué de presse signé par ce dernier ainsi que par Damien Regnard (UMP), Jean-Claude Zambelli (UMP) et Richard Ortoli (Centre), les quatre élus demandent que l’indice Mercer “soit réévalué avec effet immédiat à un niveau plus réaliste permettant, comme originellement prévu, de rééquilibrer de manière plus juste le dispositif des bourses scolaires sans perte importante de quotité pour les familles.”

Des familles dans l’inconnu

Les quatre élus d’Amérique du Nord regrettent également que l’annonce aux familles du montant des bourses qu’elles toucheront ne soit pas prévue avant l’été. “C’est bien trop tard pour permettre aux familles de s’organiser et prendre les dispositions nécessaires”, peut-on lire dans le communiqué de presse. “Les commissions locales des bourses scolaires ne se réuniront que la première semaine de juin. Certaines familles qui recevaient des bourses de 75% du coût total de frais de scolarité vont par exemple passer à 55% et n’auront plus aucun moyen de payer, ni de désinscrire leur enfant. Comment vont-elles faire ?”, s’indigne Franck Barrat.

En outre, les quatre élus s’inquiètent de la réforme pour les établissements français d’Amérique du Nord : “Ils verront dès la rentrée en septembre de nombreuses familles les quitter. “Certains chefs d’établissement ont eu des réunions avec des consulats et sont très inquiets”, affirme Franck Barrat. Selon ce dernier, tout n’est pas à jeter dans la nouvelle réforme mais il y a des ajustements indispensables à faire.

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