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Quatre films français en compétition cette année au Festival de Cannes

Le Festival de Cannes a dévoilé jeudi les vingt films sélectionnés pour la Palme d’or 2009, une compétition dominée par les grands cinéastes d’Europe et d’Asie, avec Ken Loach, Pedro Almodovar, Ang Lee, Jane Campion, l’Américain Quentin Tarantino et le Français Alain Resnais. Dans son édition de mai, France-Amérique vous propose un long entretien avec Isabelle Huppert, présidente du jury du Festival de Cannes. Pour vous abonner, cliquez ici.

“C’est une année où les grands noms du cinéma mondial sont là. Les vieux singes vont faire de belles grimaces”, a déclaré le délégué général Thierry Frémaux. Interrogé sur la quasi absence de nouveaux visages dans la compétition, il a répondu qu’il fallait prendre en compte toute la sélection car nombre de jeunes cinéastes figurent au Certain Regard, qui fait partie de la sélection officielle.

Outre Alain Resnais, le vétéran de la Nouvelle vague qui montrera Les herbes folles, la France aura trois tickets pour la Palme d’or remportée l’an dernier par Laurent Cantet avec Entre les murs. Ils ont pour nom Jacques Audiard (Un prophète), Xavier Giannoli (A l’origine) et Gaspar Noé dont le sulfureux Irréversible avait fait scandale sur la Croisette en 2002, de retour avec Soudain le vide, tourné au Japon.

Parmi les familiers de Cannes très présents cette année, l’Américain Quentin Tarantino, Palme d’or en 1994 avec Pulp Fiction, dévoilera le très attendu Inglorious bastards, un film sur la Seconde guerre mondiale, tourné en Allemagne avec Brad Pitt et Diane Kruger.

Fait rare, il est le seul cinéaste américain dans une compétition (13-24 mai) qui fait la part belle à l’Europe et à l’Asie, ce que Thierry Frémaux a imputé à la grève des scénaristes d’Hollywood. “Les films qui n’ont pas été lancés il y a dix-huit mois sont ceux qui n’étaient pas prêts pour la sélection”, a-t-il dit.

Déjà lauréats d’une Palme d’or, le Britannique Ken Loach dont Looking for Eric met en scène le footballeur Eric Cantona et le Danois Lars von Trier qui a réuni Willem Dafoe et Charlotte Gainsbourg à l’affiche d’Antichrist, y côtoient l’Autrichien Michael Haneke (Le ruban blanc), dont La pianiste avait remporté le Grand prix en 2001.

On trouve aussi deux Espagnols, Pedro Almodovar (Les Etreintes brisées) et Isabel Coixet (Map of the sounds of Tokyo) et l’Italien Marco Bellocchio dont Vincere relate l’histoire du fils illégitime de Benito Mussolini.

La Néo-Zélandaise Jane Campion, première réalisatrice à avoir remporté la Palme d’or, en 1992 avec La leçon de piano, montrera Bright Star, récit des amours du poète romantique John Keats. Elle est l’une des trois femmes en compétition, avec Coixet et la jeune Britannique Andrea Arnold (Fish tank).

Six films viennent d’Asie, notamment Vengeance, du maître du polar Johnnie To, tourné à Hong Kong avec le chanteur Johnny Hallyday. Interdit de tournage pendant cinq ans en Chine pour avoir présenté son film Palais d’été à Cannes en 2005 sans l’autorisation des autorités, Lou Ye montrera Spring Fever, une torride histoire d’amour homosexuelle.

En compétition l’an dernier avec Serbis, le prolixe Philippin Brillante Mendoza revient aux côtés du Sud-coréen Park Chan-wook et de deux Taïwanais, Ang Lee et Tsaï Ming-Liang.

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