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Quatre traducteurs récompensés par la French-American Foundation

La French-American Foundation a remis ses « oscars de la traduction » 2009 à Jody Gladding et Elizabeth Deshays pour leur adaptation du livre de Pierre Michon, Vies minuscules, et à Matthew Cobb et à Malcolm Debevoise pour leur traduction de La vie expliquée, un livre de Michel Morange.

La French-American Foundation a récompensé le 26 mai 2009 le travail de quatre traducteurs à l’occasion de la 22ème édition de son prix de la traduction. Dans la catégorie romans, c’est Jody Gladding et Elizabeth Deshays qui ont été récompensées pour leur adaptation du livre de Pierre Michon, Vies minuscules (Small Lives). La publication de  la version française en 1984, avait permis à son auteur de remporter le prix France Culture. Jody Gladding, ancienne finaliste du prix, a admis mardi que Vies minuscules avait été la traduction la plus difficile de sa carrière. Elle a souligné que faire une adaptation d’une œuvre est le meilleur moyen de s’identifier avec son auteur et que son travail sur Vies minuscules l’avait forcée à transmettre « une sensibilité qui lui était totalement étrangère ».

Dans la catégorie des œuvres non romanesques, Matthew Cobb et Malcolm Debevoise se sont illustrés pour leur travail sur La vie expliquée (Life Explained) de Michel Morange. Parmi les 11 finalistes de cette édition, on retrouvait notamment la nouvelle traduction des Misérables de Victor Hugo par Julie Rose, ainsi que l’adaptation en anglais de L’élégance du hérisson, le roman de Muriel Barbery, qu’a effectuée Alison Anderson.

Lors de cette remise des prix qui s’est déroulée à la Century Association à New York, Antoine Treuille, le président de la French-American Foundation, a souligné que ce prix « enrichit le dialogue culturel (…) et donne aux traducteurs de la visibilité tout en promouvant une meilleure compréhension » de la littérature française aux États-Unis. Thomas Bishop, professeur à la New York University et membre du jury, a pour sa part déploré le peu d’œuvres étrangères traduites en anglais aux États-Unis. Il s’est en revanche réjoui que la moitié des œuvres qui sont traduites, soient françaises.

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