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Régionales : Large victoire de la gauche, la droite sauve l’Alsace

Selon les estimations, la gauche récolterait 52,2% des voix au niveau national contre 37,1% pour la droite, qui garde l’Alsace et s’impose à La Réunion. Le Front National confirme en réalisant un score élevé de 17,5%.

Quand à l’absentation, elle est en légère baisse par rapport au premier tour, à 49%.

C’est aussi une victoire pour Ségolène Royal (PS) dont les listes ont largement battu celles du secrétaire d’Etat Dominique Bussereau (UMP-NC) dimanche au second tour des régionales en Poitou-Charentes, par un score d’environ 61% contre 39%, selon les estimations de deux instituts de sondage.

La liste de Georges Frêche, président sortant DVG de la Région Languedoc-Roussillon, l’emporte avec 53,30% à 53,50% des voix dans cette région où il était opposé dans une triangulaire à l’UMP (27% à 27,7%) et au FN (19% à 19,5%), selon les estimations des instituts TNS-Sofres et OpinionWay.

La droite, qui n’a sauvé que l’Alsace sur les 22 régions métropolitaines dimanche aux régionales, veut se donner le temps “d’analyser les messages” envoyés par les Français, tout en affirmant sa volonté de maintenir “le cap des réformes”.

“C’est une victoire de la gauche”, a admis le porte-parole du gouvernement Luc Chatel, à l’instar de tous les ténors de la majorité présidentielle qui s’étaient employés après le premier tour à nier la sanction cinglante des urnes.

“A élections régionales, conséquences régionales”: la formule de Nicolas Sarkozy, à la veille du 14 mars, a fait école à l’UMP au soir du 21.

Pas question de “changer de cap”, a prévenu M. Chatel car ce serait “la pire des réponses” à un scrutin où “les deux tiers des Français” qui se sont exprimés l’ont fait, selon lui, “pour des considérations régionales”.

Et le ministre de l’Education d’ajouter que “le cap a été défini en 2007!”, “Pourquoi changerait-il aujourd’hui?”.

“On ne gouverne pas un grand pays comme la France au rythme des élections locales, mais en gardant le cap fixé par les élections nationales”, a affirmé François Fillon.

Ce message a été relayé toute la soirée sur les plateaux télé et au siège national de la Boétie par les ténors du parti présidentiel, qui ont rappelé à l’unisson que Nicolas Sarkozy avait été “élu pour cinq ans”.

“Ce n’est pas la débâcle ni le grand chelem annoncée par Martine Aubry”, s’est consolé le secrétaire général adjoint de l’UMP, Marc-Philippe Daubresse.

En métropole, sur les deux régions restées dans le giron de la droite en 2004 -Alsace et Corse-, seule l’Alsace a résisté à la vague rose. En Corse, le bloc de la gauche est arrivé nettement en tête sans obtenir toutefois une majorité absolue. Tout se jouera la semaine prochaine lors du troisième tour, qui avait réservé des surprises en 2004.

Dans l’Hexagone, la droite ne devance le bloc de la gauche que dans une poignée des 96 départements métropolitains. Sur les 16 régions dont les résultats étaient connnus à 22h30, l’UMP et ses alliés accusaient déjà un déficit de 24 conseillers régionaux par rapport à 2004.

Outre-mer, la majorité peut se consoler avec la conquête de La Réunion (où la gauche, désunie, est toutefois majoritaire en voix) et très probablement de la Guyane.

“Ce soir, la gauche a gagné des élections intermédiaires qui sont toujours favorables à l’opposition”, a fortiori “dans un contexte de crise”, ont nuancé la ministre Nathalie Kosciusko-Morizet et le porte-parole adjoint de l’UMP Dominique Paillé.

Pour autant, ont-il dit, “il faut se donner le temps d’analyser les messages que nous ont envoyés les électeurs”, alors que le FN progresse avec des scores à deux chiffres dans les 12 régions où il s’est maintenu.

“Il en est un qu’il faut retenir cinq sur cinq”, a tranché le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé: “Il faut revenir à nos fondamentaux, c’est-à-dire ce qui a permis l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007”.

Voulant marquer un temps d’avance sur la réflexion collective à droite, le député de Seine-et-Marne a plaidé pour “la construction d’un nouveau pacte majoritaire avec les Français (…) avec des piliers clairs: faire des réformes vitales pour le pays”.

 

 

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