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Renforcement de la sécurité sur les vols vers les États-Unis : notre journaliste raconte

La sécurité dans les aéroports et les avions est redevenue un sujet d’actualité brûlante depuis la tentative d’attentat sur un vol Amsterdam-Detroit de Northwest Airlines, le 25 décembre dernier. Le gouvernement Obama a ordonné lundi une série de mesures pour renforcer la sécurité sur les vols à destination des États-Unis. Un journaliste de France-Amérique a testé ces  nouvelles dispositions.

Mardi 5 janvier 2010, 12 h, aéroport Tegel à Berlin (Allemagne). Les passagers du vol Delta Airlines à destination de New York attendent l’embarquement prévu depuis une heure. Et pour cause, certains passent encore à la fouille obligatoire. Depuis la tentative d’attentat du mois dernier sur un vol Amsterdam-Detroit le jour de Noël, la sécurité est renforcée sur les vols à destination des États-Unis. Désormais, après le classique enregistrement au comptoir, le processus comporte trois parties : contrôle des billets et de la taille des bagages à main, mini-interrogatoire par un premier douanier, scan des bagages et fouille au corps par deux autres.

Jusqu’au premier contrôle, rien de bien désagréable : « Où allez-vous, monsieur ? New York, parfait, bon voyage », vous dit-on en substance. Mais après le scan du passeport électronique, c’est le douanier qui devient intimidant : « Monsieur, avez-vous perdu votre passeport en 2008 ? », demande-t-il au journaliste de France-Amérique. « Non, pourquoi ? » Là, pas d’explications. Nouvelle question : « Monsieur, vous êtes-vous fait voler votre passeport en 2008 ? » Réponse : « Non plus, y a-t-il un problème ? » Un regard ou deux de sa part, vers la photo, puis vers la personne, puis dix secondes de silence et aucune expression manifeste. « Faites attention à votre passeport », dit-il finalement en le remettant fermement et en faisant un geste de la tête censé accorder le passage à l’étape.

La dernière étape est celle de l’inévitable scanner. Pendant que les bagages à main sont passés au crible, il faut passer par  le portique détecteur de métaux, puis se soumettre à une fouille au corps, plus soutenue qu’à l’accoutumée : entre-jambes, palpation rapprochée des membres, jusqu’à la plante des pieds. Sans surprise, les armes à feu, les couteaux et instruments tranchants, les explosifs et toute substance chimique et biologique sont prohibés. À noter que seuls les explosifs et les articles dits « neutralisants » (type gaz lacrymogène) sont interdits en soute.

À l’arrivée aux États-Unis, la sécurité est également renforcée. Dans le couloir qui relie la sortie de l’avion à la salle des contrôles d’immigration, une policière sépare les citoyens américains des ressortissants étrangers, laisse facilement passer les premiers qui peuvent rejoindre la salle et faire ensuite à nouveau la queue devant un guichet. Elle fait attendre les seconds environ 20 minutes avant de les laisser à leur tour franchir la « ligne ». Les douaniers américains qui contrôlent à leurs guichets sont quant à eux moins intimidants que ceux dans le pays duquel l’avion a décollé. Certains aéroports européens semblent aujourd’hui appliquer à la lettre les

mesures de sécurité demandées par les États-Unis.

Avez-vous pris l’avion à destination des États-Unis cette semaine ? Envoyez-nous vos impressions !

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