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Repêchages pour l’Euro 2009: Tony Parker reprend les rênes

Même s’il n’est pas encore revenu à son meilleur niveau, Tony Parker a déjà retrouvé son rôle de patron de l’équipe de France avant de rencontrer l’Italie en repêchages à l’Euro-2009 de basket vendredi.

On l’avait quitté samedi dernier à Pau après la victoire sur la Finlande où, après avoir passé de longues minutes entre les mains du kiné, il s’extirpait en dernier des vestiaires pour dire que le chemin était “encore long”. Il parlait de sa cheville droite, meurtrie dans un choc il y a trois semaines en préparation et qui a tenu en haleine le camp bleu depuis. Jeudi, près d’une semaine plus tard, c’était plutôt jour de bonnes nouvelles. “Ce matin, il a fait le meilleur entraînement depuis sa reprise, a noté son coach Vincent Collet. Il a fait des actions de un contre un, il a transpercé plusieurs fois. On sent qu’il est plus à l’aise sur ses appuis.”

“Ca va, je me remets tout doucement de ma blessure, c’est de mieux en mieux à chaque entraînement”, confirme le meneur et capitaine des Bleus, tout en avouant une nouvelle fois son “impatience” et sa “frustration” de ne pas pouvoir donner encore la pleine mesure de son talent. “Lorsque je me suis blessé, je ne pensais pas que ça allait prendre autant de temps. Mais il y a eu le problème avec les Spurs et cet aller-retour aux Etats-Unis n’a pas aidé”, déplore T.P., qui n’a toujours pas digéré l’attitude de son club de San Antonio qui lui a fait traverser l’Atlantique en six jours pour examiner sa cheville. Et qui a exigé que son meneur à 66 millions de dollars ne joue que cinq minutes face à la Finlande.

Une semaine plus tard, au fil des entraînements, la situation a fini par évoluer favorablement. “Là, c’est bon, je suis libre, les Spurs ne regardent plus. Contre la Finlande je n’avais que droit à cinq minutes. Contre l’Italie ça va être comme je le sens”, souligne un T.P. ravi de pouvoir fêter en toute impunité sa 85e sélection.

Omniprésent

Il ne s’attend certes pas à des miracles: “je ne sais pas combien de minutes je vais jouer, on ira au feeling, ça va dépendre du match, du score et de comment l’équipe joue. Si je joue quinze minutes, je serai déjà content.” Mais son retour fait déjà le plus grand bien dans la tête de ses coéquipiers. “On a un atout majeur qui revient et qui va apporter ses qualités de percussion, souligne Ronny Turiaf. Ca va nous rendre la vie plus facile à tous car les mecs en face seront concentrés sur Tony Parker.”

Diminué ou non, le triple champion NBA donne confiance à toute l’équipe dont il détient les clés depuis six ans et qu’il ne se prive pas de mobiliser: “Ce n’est pas Tony Parker contre l’Italie. On va tous être motivés sur ce match là”. Vigilant, il encourage les jeunes qui ont tenu la baraque en son absence (Batum, Diot) à “prouver sur la durée” et incite toute l’équipe à rester sur ses gardes. Car l’avantage de trois points de la victoire (80-77) à l’aller, “ce n’est rien”. Et parce que “ce match va décider de notre avenir et qu’on se doit de bien jouer à domicile”.

Omniprésent en coulisses, en attendant de l’être de nouveau sur le parquet, le capitaine des Bleus, qui n’a “pas oublié” que l’Italie lui a barré la route des JO d’Athènes à l’Euro-2003, sait que le présent et l’avenir de la génération Parker se jouent maintenant.

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