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Retraites : Éric Woerth rejette les propositions de Martine Aubry

Le ministre du Travail, Éric Woerth, a qualifié mercredi sur i-Télé les propositions de Martine Aubry sur la réforme des retraites d’« assez vagues, assez générales », et considéré qu’elles n’avaient « rien à voir avec l’enjeu et la difficulté des choses ».

La patronne du PS présente dans une tribune au journal Le Monde daté de jeudi les « pistes » des socialistes pour améliorer le système de retraite. Ces mesures se concentrent avant tout sur le financement des retraites, pour ne pas que « les salariés et les retraités [soient] les seuls sur lesquels reposent tous les efforts ».

Au programme : « élargissement de l’assiette des cotisations à la valeur ajoutée, cotisations sur les stock-options », « abolition des privilèges fiscaux », « surtaxe de 10 % de l’impôt sur les sociétés » pour les banques. Martine Aubry répète aussi que le PS tient au maintien de la retraire à 60 ans.

« Ce sont des propositions assez vagues, assez générales », a rétorqué Éric Woerth dans une interview sur i-Télé, affirmant que ces solutions ne concernait que « 5 % du problème ». « Ce que propose Martine Aubry n’a strictement rien à voir, mais rien à voir avec l’enjeu et la difficulté des choses », a asséné le ministre.

« Les stock-options, c’est deux milliards d’euros, si vous les taxez, c’est un milliard d’euros, (et) on en a besoin de 30 cette année, de 70 en 2010 et de cent en 2050 », a-t-il souligné. « Si vous taxez de 10 % les bénéfices des banques c’est quelques centaines de millions d’euros », a-t-il ajouté.

« Si vous voulez régler le problème des retraites par la fiscalité, alors il faut doubler l’impôt sur le revenu, doubler l’impôt sur les sociétés (…) ce ne sont pas des petits enjeux, ils sont impossibles, parce que là, vous effondrez la société française », a-t-il affirmé. « Quand on vit quinze ans de plus qu’en 1950 (…) il faut une réponse qui met en œuvre la démographie », a ajouté M. Woerth.

Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, avait déjà reproché mercredi aux socialistes un manque de « courage politique » dans ce dossier.

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