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Riad Sattouf : « L’adolescence me fait rire ! »

Le dessinateur-réalisateur vit un début d’année 2010 de rêve. Après le Fauve d’or obtenu au festival de la BD d’Angoulême en janvier pour son troisième opus de la série Pascal Brutal, il a enchaîné en février avec le César du meilleur premier film pour Les Beaux gosses. De passage à New York pour présenter son long-métrage au festival Rendez-vous with French Cinema, il a posé son crayon et sa caméra pour se livrer à France-Amérique. Entretien avec un observateur attentif de la jeunesse.

France Amérique : Fauve d’or à Angoulême pour votre BD Pascal Brutal, César du meilleur premier film pour Les beaux gosses, on ne peut pas rêver mieux non ?

Riad Sattouf : C’est vrai que ce début d’année a été riche en émotions et que j’ai eu la chance de recevoir ces prix-là. Mais je ne me repose pas sur mes lauriers, j’ai encore beaucoup de projets sur lesquels je veux m’amuser.

Comment Les beaux gosses a-t-il été accueilli à New York ?

Les retours ont été bons, en tout cas je n’ai pas reçu de plaintes ! (rires). Les gens ont beaucoup ri, c’est le principal. J’essaie de faire attention à la réaction des gens lors des projections car les sous-titres peuvent quelques fois faire perdre le sens du dialogue et des tons humoristiques de l’histoire. C’est le cas de toute comédie lorsqu’elle est doublée ou sous-titrée, mais dans notre cas, l’essence est toujours là.

Est-ce que ce film n’est pas un hommage aux « losers » de l’adolescence ?

C’est l’histoire des péripéties de deux jeunes qui se croient au top mais qui en fait sont un peu « à l’arrache ». Hervé et ses tricots moches, sa mère dépressive et ses fantasmes sexuels et son meilleur pote Kamel, dont tout le monde se fout. Ce sont un peu les souffre-douleur du lycée. C’est vrai que c’est peut-être un hommage à tous ces ados raillés comme on a pu tous en connaître (rires). L’adolescence me fait tellement rire !

Qu’est-ce qui vous a poussé à troquer le crayon pour la caméra ? Est-ce un rêve de gosse ?

L’opportunité s’est présentée à moi et je ne pouvais pas refuser. Lorsque Anne-Dominique Toussaint m’a contacté, je me suis dit : « Vas-y fonce ! Fais ce film et on verra ! » Mais c’est vrai que l’expérience a été super intéressante. Je ne me suis pas pris la tête à me demander si le film allait marcher ou pas, j’ai juste essayé de faire un film simple et drôle. Sans me dire « je vais faire 500 000 entrées ! (rires).

Pourquoi avoir choisi Rennes pour le tournage ?

C’est la ville où j’ai grandi, et je l’aime beaucoup. Au-delà de cela, je trouve que c’est un endroit qui respire la vie. C’est une ville très « ado » non seulement par la jeunesse de sa population mais aussi parce qu’elle possède des lieux qui sont ouverts et très animés.

Quels sont vos projets à venir ?

Je vais me replonger dans mes dessins et continuer mes projets de bandes-dessinées en cours. Pour ce qui touche au cinéma, on verra, je ne me prends pas la tête ! Si de nouvelles opportunités se présentent, tant mieux ! (rires).

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