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Rick Perry dénonce la politique “dangereuse” d’Obama au Proche-Orient

La politique de Barack Obama au Proche-Orient est “naïve, arrogante, mal avisée et dangereuse”, a affirmé mardi à New York le candidat à l’investiture républicaine Rick Perry, accusant le président américain d’être responsable du “précipice” actuel.

M. Perry, gouverneur du Texas, a accusé le président américain d’avoir “isolé et sapé” Israël, ce qui a “encouragé l’agressivité de nos adversaires”. Et alors que les efforts diplomatiques se sont intensifiés mardi à l’ONU pour essayer d’éviter une confrontation sur la demande palestinienne d’adhésion d’un Etat de Palestine, M.Perry a dénoncé une politique “qui accorde la même importance aux réclamations des Israéliens et des Palestiniens, y compris les orchestrateurs de terrorisme”. “Nous n’en serions pas là, au bord du précipice (…), si la politique d’Obama au Proche-Orient n’était pas naïve, arrogante, mal avisée et dangereuse”, a poursuivi M. Perry lors d’une conférence de presse, où il était accompagné de plusieurs représentants de la communauté juive new-yorkaise.

Pour ce premier grand discours sur la politique étrangère, M. Perry était également accompagné du républicain Bob Turner, qui a récemment remporté l’élection partielle de la 9e circonscription de New York, en exploitant notamment les frustrations de l’électorat juif dans ce qui était un bastion démocrate. “Renforcés par la politique de l’administration Obama, et les apologistes à l’ONU, les Palestiniens exploitent l’instabilité au Proche-Orient, espérant atteindre leur objectif sans concessions et négociations directes avec Israël”, a tonné M. Perry.

L’administration Obama “a apaisé la rue arabe au prix de nos intérêts de sécurité nationale”, a encore affirmé M. Perry. “Ils ont semé une instabilité qui menace les perspectives de paix. La sécurité d’Israel est critique à la sécurité de l’Amérique”, a-t-il insisté. M. Perry a également estimé que si l’ONU suivait la requête des Palestiniens, le gouvernement américain devrait “reconsidérer” son aide financière aux Palestiniens et à l’ONU et fermer le bureau de l’OLP à Washington.

Mitt Romney, autre candidat à l’investiture républicaine, a pour sa part dénoncé un “désastre diplomatique absolu” à l’ONU, également dû selon lui au président Obama. “Ce que nous voyons se dérouler à l’ONU, c’est un désastre diplomatique absolu”, a-t-il dit dans un communiqué. “C’est le point culminant des efforts répétés du président Obama depuis trois ans pour sacrifier Israël et saper sa position en termes de négocations”, a déclaré M. Romney.

Et il a également estimé que “si les Palestiniens réussissaient à obtenir une quelconque forme de reconnaissance de l’ONU”, les Etats-Unis devraient “couper l’aide étrangère aux Palestiniens et revoir leur financement” de l’organisation, et également “réévaluer leurs relations avec les nations votant en faveur de la reconnaissance”.

Les Etats-Unis ont déjà annoncé qu’ils opposeraient leur veto à la tentative palestinienne d’une reconnaissance d’un Etat de Palestine au Conseil de sécurité.

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